samedi, novembre 27, 2010

CR Banque Alimentaire - Mairie Paris 13e (75)

La banderole Collecte de la Banque Alimentaire 2010 est apposée au fronton de la Mairie dès le mercredi 25 novembre. Des cartons vides (400) sont distribués aux associations : La Mie de Pain, Emmaüs, Lions Clubs. Un communiqué annonce l’opération sur la page d’accueil du site de la Mairie du 13e.

Ayant repéré que les magasins hard discount avaient été les grands oubliés de la collecte 2009, je prends l’initiative d’associer à l’opération le Leader-Price de la place Pinel. M. Condat, délégué de la Banque alimentaire, se rend sur place la semaine qui précède.

Le samedi matin 27 novembre 2010 peu avant 9 heures, sont présents 3 agents de la Mairie du 13e, 5 agents du CAS-VP, sans oublier les agents de sécurité et M. Condat : en tout 6 hommes et 5 femmes, la parité est respectée !

Sur une vieille palette trouvée dans les caves de la Mairie, nous montons 30 cartons d’aliments non périssables arrivés la veille. A 10 heures, M. Iaichouchene, chauffeur des TAM, nous précise qu’il stationnera une partie de la journée devant la mairie. Peu après, il dépose 10 palettes vides dans le hall.

Malgré le froid, nous travaillons dans de bonnes conditions : le hall de la Mairie est spacieux. Le parvis se transforme pour un jour en dock de livraison alimentaire.
Accompagné de M. Condat (voir photographie en fin de message), je me dirige place Pinel à la rencontre du gérant du Leader-Price, un patron à l’ancienne en blouse blanche, qui vante les mérites des produits sélectionnés par Jean-Pierre Coffe. Une grande affluence se presse aux caisses du magasin.

Passage éclair dans un des plus gros supermarchés de l’arrondissement : le Carrefour-market Italie 2. L’association Les Enfants du canal s’est taillé la part du lion : 2 tonnes collectées dès vendredi et 4,5tonnes prévues le samedi. Le sourire du directeur masque une organisation quasi militaire.

Au cours de la matinée, on note le passage de Hervé Déom, co-organisateur de l’opération au CAS-VP et de Laurence Bodeau, directrice de la Section du 13e. Le Lions Clubs livre quelques cartons de denrées alimentaires. Guillemette, indépendante de la société Saint-hubert, à la tête d’une équipe de 6 bénévoles, vient retirer 100 cartons vides pour le Carrefour-market de la rue Nationale et le Leader-Price de la place Pinel.

A midi et demi, déjeuner de pizzas et vin rouge bio. Peu après, les mariages sont annoncés à la mairie. On essaie de ne pas gêner les familles et amis des mariés, lorsqu’ils descendent de la salle des mariages.

A 16 heures, départ du camion des TAM avec les 3 premières palettes, via la Mairie du 5e, vers l’entrepôt de la Banque alimentaire dans le Val-de-Marne.

Dans l’après-midi, passage un peu bohème de l’association Gasol (étudiants des arts et métiers). La flamboyante Audi du Lions Clubs a récolté une amende de 35 euros sur une place livraison devant le Franprix. Son conducteur est un peu énervé. Les indépendants (société saint-hubert) nous annoncent que leur Scénic a un pneu crevé. Elle n’a pas résisté à la charge des cartons. Ils s’arrangent pour livrer quand même.

De quoi constituer 3 nouvelles palettes et un chargement d’aliments pour bébé.

Les aliments sont, pour près d’un tiers, des pâtes et du riz. Notable augmentation des conserves de poissons malgré la manifestation, la veille, des WWF anti-pêche-au-thon-rouge. Et un doublement inexpliqué des biscuits et confitures, signe de crise ou annonce d’un hiver particulièrement rigoureux ?

Peu après 20 heures, arrive un camion de déménageur du Lions Clubs, en provenance du plus gros supermarché de l’arrondissement : Masséna 13. 121 cartons d’un coup. Nous trions l’équivalent de 4 palettes en 1 heure : c’est plus que pendant tout le reste de cette longue journée.

Entre temps, le camion des Tam fait un aller-retour à la Mairie du 5e, avant d’embarquer le reste de nos cartons à 21 heures. Extinction des feux à 22 heures.

Bilan : 313 cartons, 11 palettes, 4 tonnes de nourriture, quelques dizaines de milliers de repas. C’est moins qu’en 2008, mais plus qu’en 2009.

Une bonne raison de croire à la générosité, souvent sollicitée, des Parisiens.

Remi Perrin
Adjoint à la directrice de la section du 13e arrondissement
Centre d'action sociale de la Ville de Paris

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