jeudi, mars 19, 2009

DCRI (en bref)

Direction centrale du renseignement intérieur
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Création 1er juillet 2008
Type Service de renseignement
Siège 84 rue de Villiers, Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)
Langue(s) Français
Budget 41 millions d'euros[1]
Effectifs env. 3 650
Directeur Bernard Squarcini
Personne(s) clé(s) Maurice Bailly
Patrick Calvar
Affiliation(s) Ministère de l'Intérieur français,
Direction générale de la police nationale
La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est le service de renseignements du ministère de l'Intérieur français, au sein de la Direction générale de la police nationale, né de la fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et de la Direction centrale des Renseignements généraux (RG)[2],[3]. Ce service est opérationnel depuis le 1er juillet 2008[4]. Selon le communiqué du ministère de l'intérieur, « la DCRI se veut un “FBI à la française” en matière de renseignement[5] ».

Sommaire
1 Historique
2 Organisation
3 Missions
4 Notes et références
5 Voir aussi
5.1 Articles connexes
5.2 Liens externes



Historique
La fusion fut annoncée le 13 septembre 2007 par le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie[6]. Les textes fondateurs de la DCRI ont été adoptés le 7 avril 2008, la fusion entre les RG et la DST étant effective le mardi 1er juillet 2008.

Bernard Squarcini, directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST) en 2008, est nommé à la tête de cette organisation. Il est assisté de deux directeurs centraux adjoints, Maurice Bailly, ancien fonctionnaire des RG, et Patrick Calvar, ancien fonctionnaire de la DST.


Organisation
Son siège est situé dans l'immeuble des services de renseignement, ultrasécurisé, inauguré en mai 2007, au 84, rue de Villiers, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)[7].

Elle serait composée de plus de 3 600 fonctionnaires, soit la totalité des effectifs de la DST et la majorité de ceux de la Direction centrale des Renseignements généraux (RG), dont près de 3 000 policiers dits actifs et habilités Secret défense et 164 commissaires de police (soit 10 % de l'effectif de ces derniers). Ces policiers et commissaires habilités sont implantés au siège de la direction et par zone dans chaque département[8],[5].

La DCRI compte un état-major et huit sous-directions[9],[10]. Celles-ci sont respectivement chargées[11] :

de la protection économique (Gilles Gray),
du terrorisme (Michel Guérin),
des technologies du renseignement (Michel Pages),
de la subversion violente (Françoise Bilancini),
de l'administration générale (Thierry Matta),
des supports (Jean-François Lelièvre),
du contre-espionnage (Jean Pétronille),
des affaires internationales (Éric Toucas).
La sous-direction des « Courses et jeux » de la DCRG (environ 120 hommes) a été transférée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) sous la forme d'un Service central des courses et des jeux (SCCJ). Quant à la Préfecture de police de Paris, elle conserve ses propres agents des RG mais le service se voit rebaptisé Direction du renseignement de la préfecture de police (DR-PP) (680 hommes et plus de 700 à terme)[12].

Les effectifs ex-RG non rattachés à la DCRI, encore trop peu nombreux (la DCRI étant au contraire en sur-effectif notable à sa création), sont rattachés à la SDIG (Sous direction de l'information générale) de la DCSP (Direction centrale de la sécurité publique) et à ses implantations départementales, qui regrouperait 680 policiers (sur 950 prévus) -dont 80 au niveau de l'administration centrale- et 450 administratifs chargés du milieu ouvert jusqu'ici à la charge des DDRG (Directions départementales des RG). Pour atteindre en partie les niveaux d'effectifs requis en SDIG, les fonctionnaires des BIVP (Brigades d'information de voie publique) des grandes agglomérations pourraient rejoindre ses rangs, tandis que des postes disparaîtront au contraire à la DCRI sans doute au fil des départs en retraite, le nombre de commissaires devant par exemple se limiter à 152.

La DCRI serait dotée d'un fichier nommé Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et des intérêts nationaux), classé « secret défense », qui, outre des données personnelles sur les personnes fichées, engloberait leurs proches et leurs relations. En vertu de dispositions de la loi informatique et libertés concernant les fichiers de sécurité nationale, il n'est pas soumis au contrôle de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Il est né le 1er juillet 2008 de la fusion d'une partie du fichier des Renseignements généraux, et de celui de la DST[13].


Missions
Les missions de la DCRI sont inspirées de celles anciennement confiées à la DST et aux RG :

prévention et lutte contre les ingérences et les menaces étrangères (contre-espionnage),
prévention et lutte contre le terrorisme et de tout acte « visant à porter atteinte à l'autorité de l'État, au secret de la défense nationale ou au patrimoine économique du pays »,
surveillance des communications et lutte contre le cybercrime,
surveillance des mouvements, groupes ou organisations subversifs violents et des phénomènes de société précurseurs de menaces[4],[5].
À l'exception de l'analyse des mouvements sociaux, les missions de la DCRI sont considérées comme relevant du « Secret Défense ».


Notes et références
↑ Budget de l'ensemble du renseignement intérieur
↑ Article de LeMonde.fr [archive]
↑ Article de LeFigaro.fr [archive]
↑ a  b  Décret n° 2008-609 du 27 juin 2008 relatif aux missions et à l'organisation de la direction centrale du renseignement intérieur, lire sur Légifrance [archive]
↑ a  b  c  Communiqué du ministère de l'intérieur [archive] (mis à jour au 02/07/2008).
↑ Discours du ministre de l'Intérieur français du 17 septembre 2007 [lire en ligne [archive]]
↑ (fr) « La DCRI : un FBI à la française » [archive], Le Figaro, 30 juin 2008.
↑ (fr) « Renseignement : la fusion RG-DST au Journal officiel » [archive], AFP, 28 juin 2008.
↑ "Document et informations parlementaires" SGP 7 juillet 2008, p.6 à 8 [archive]
↑ « La DCRI en ordre de marche » [archive], Intelligence Online, 26 juin 2008.
↑ Les noms des responsables des sous-direction sont ceux en poste en 2008.
↑ (en) European Strategic Intelligence and Security Center [archive]
↑ « Edvige, Cristina, Ardoise : la difficile mobilisation contre les fichiers de police » [archive], Le Monde, 24 juillet 2008.

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