dimanche, juin 19, 2005

Appellation beaujolée salopée




Appellation beaujolais salopée

Qualifier le beaujolais de vin de merde n’est pas une faute. C’est la Cour de Cassation qui le dit. User de sa liberté d’expression a néanmoins failli coûter cher au magazine Lyon Mag. Après enquête au fond du tonneau, le journal écrivait en juillet 2002 : La plupart des beaujolais et beaujolais villages sont des vins de mauvaise qualité, ce n’est pas du vin mais plutôt une sorte de jus de fruit légèrement fermenté et alcoolisé. Et d’ajouter au fil d’un article sur les aides de l’Etat au secteur : Les viticulteurs du Beaujolais ont voulu faire du fric à tout prix et ils étaient tout à fait conscients de commercialiser un vin de merde. Attaqué en diffamation, le journal avait été condamné en première instance à verser 90 993 euros de dommages et intérêts à des syndicats de viticulteurs. L’arrêt casse ce jugement. Mieux, les organisateurs de viticulteurs devront payer 2000 euros à Lyon Mag. A boire jusqu’à la lie.

Lu pour vous dans Libération du 18.6.2005.