mardi, juin 28, 2005

Conductrice au SMS = prison ferme

SMS au volant : la conductrice condamnée en appel

Le fourgon des CRS après l'accident - France 2
Responsable d'un accident mortel sur l'A40, sa peine de prison ferme a été confirmée par la cour d'appel de Chambéry

Le 19 mai, le procès en appel d'une conductrice suisse s'est déroulé devant la cour d'appel de Chambéry. La jeune femme avait causé la mort de deux CRS le 07 juin 2003, sur une autoroute de Haute-Savoie. Elle avait percuté le véhicule des forces de l’ordre à 180 km/h alors qu'elle envoyait un SMS avec son téléphone portable.

Condamnée à une peine de 30 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains en septembre 2004, Angela Brem a fait appel du jugement, dont elle ne conteste pas le fond. Elle espérait en fait une peine permettant des aménagements. L'arrêt de la cour d'appel de Chambéry a été mis en délibéré jusqu'au 23 juin. La cour d'appel de Chambéry a vient de confirmer la condamnation à 30 mois de prison ferme prononcée à l'encontre de cette automobiliste suisse.

Dramatique accident sur l'A40

Le 07 juin 2003, la conductrice suivait une voiture conduite par des amis sur l'autoroute A 40, une autoroute de Haute-Savoie. Les ayant perdu de vue, elle avait été prise de panique et leur avait envoyé des SMS tandis qu'elle roulait à vive allure. La jeune conductrice, enceinte de cinq mois au moment des faits, était accompagnée de ses deux enfants, âgés de 1 et 2 ans. Son véhicule avait alors percuté à 180 km/h un fourgon de CRS de retour du sommet du G8 d'Evian et qui se rendait à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais. Le véhicule des forces de l’ordre avait fait deux tonneaux et quatre policiers avaient été éjectés du véhicule. Deux CRS avaient été tués sur le coup et deux de leurs collègues avaient été grièvement blessés.

Or au moment de la collision, les CRS n'avaient pas bouclé leur ceinture de sécurité. Un facteur qui laisse planer le doute sur la question des responsabilités. Pour l'avocat de la conductrice, sa cliente, responsable de l'accident, "n'est cependant pas responsable de la gravité de la collision dont les effets auraient été bien moindre si les CRS avaient mis leur ceinture de sécurité, bien que la loi ne les y oblige pas"…. Angela Brem a eu les poignets brisés dans l'accident. Placée en détention préventive à Villefrance-sur-Saône après l'accident, elle avait été libérée un mois après l’accident, parce qu'elle présentait une grossesse à risques et parce que ses deux jeunes enfants avaient dû être placés dans une maison d'accueil. Assistant aux obsèques des CRS, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'était ému de cet accident qu'il avait qualifié "d'assassinat". Les familles des victimes s'étaient portées parties civiles.

Une conductrice immature

Angela Brem est âgée de 34 ans, souffre de troubles psychologiques et se trouve placée depuis plusieurs années sous curatelle. Selon son avocat, la jeune femme est immature. "Une expertise médicale a montré qu'elle avait les facultés de discernement d'un enfant de 12 ans", avait expliqué Maître Thierry Château en septembre 2004, lors du procès de la jeune femme devant le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains. Une ligne de défense maintenue en appel. Selon Maître Thierry Château, Angela Brem "a les facultés de discernement d'une enfant (...) qui ne sait pas lire une carte routière, ne sait pas gérer la quantité de nourriture qu'elle doit prendre". Se sentant perdue juste avant l'accident, elle a été prise "d'une peur panique qui empêche d'avoir le contrôle de ses actes et qui a atténué son discernement", a-t-il expliqué devant la cour d'appel de Chambéry. "La renvoyer en prison punirait en premier ses enfants", a déclaré Maître Château en demandant au tribunal une peine de prison qui "ne dépasse pas un an ferme, ce qui permet des aménagements de peine".

Condamnation en première instance

En première instance, une peine de trois ans de prison, dont un an avec sursis, avait été requise à l'encontre d'Angela Brem. Mais le tribunal correctionnel était allé au delà des réquisitions. La jeune femme avait été condamnée à 30 mois de prison ferme en septembre 2004 par le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains. Elle avait également été condamnée à payer trois amendes de 500 euros et à une suspension de cinq ans de son permis de conduire. Lors de l'audience au tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains, la jeune femme, en pleurs pendant pratiquement tout le procès, avait déclaré "regretter" ce qui s'était passé, et avoir décidé "ne plus jamais conduire un véhicule". La jeune femme avait cependant décidé de faire appel de cette condamnation. Elle ne conteste pas le jugement sur le fond mais sous bénéficier d'une peine aménageable.

La condamnation a été confirmée en appel

Lors du procès en appel qui s'est déroulé à Chambéry le 19 mai, l'avocat général a demandé la confirmation de la peine de 30 mois d'emprisonnement ferme prononcée à l’encontre la conductrice suisse. Le ministère public a justifié sa demande en rappelant que la conductrice, "avait son permis depuis seulement 3 mois, était partie la veille d'Espagne et avait conduit toute la nuit, ce qui fait 1.316 km d'affilée sans halte, roulait à près de 180 km/h et envoyait un SMS". Le frère d'un des CRS tué est venu dire à la barre qu'il n'était pas favorable à une peine de prison ferme contre cette mère de trois enfants. "Vous n'atténuerez pas la souffrance des familles des victimes en l'envoyant en prison, leur souhait est qu'elle ne puisse plus jamais conduire, au moins en France", a ajouté l'avocat des familles, Maître Eric Dupont-Moretti. L'arrêt a été mis en délibéré jusqu'au 23 juin. La cour d'appel de Chambéry a suivi les réquisitions de l'avocat général qui avait demandé la confirmation de la peine prononcée en septembre 2004 par le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains. La cour d'appel vient de confirmer la condamnation à 30 mois de prison ferme prononcée à l'encontre de cette automobiliste suisse. La jeune femme a également été condamnée à trois amendes de 500 euros chacune et à cinq ans de suppression du permis de conduire.

dimanche, juin 19, 2005

Appellation beaujolée salopée




Appellation beaujolais salopée

Qualifier le beaujolais de vin de merde n’est pas une faute. C’est la Cour de Cassation qui le dit. User de sa liberté d’expression a néanmoins failli coûter cher au magazine Lyon Mag. Après enquête au fond du tonneau, le journal écrivait en juillet 2002 : La plupart des beaujolais et beaujolais villages sont des vins de mauvaise qualité, ce n’est pas du vin mais plutôt une sorte de jus de fruit légèrement fermenté et alcoolisé. Et d’ajouter au fil d’un article sur les aides de l’Etat au secteur : Les viticulteurs du Beaujolais ont voulu faire du fric à tout prix et ils étaient tout à fait conscients de commercialiser un vin de merde. Attaqué en diffamation, le journal avait été condamné en première instance à verser 90 993 euros de dommages et intérêts à des syndicats de viticulteurs. L’arrêt casse ce jugement. Mieux, les organisateurs de viticulteurs devront payer 2000 euros à Lyon Mag. A boire jusqu’à la lie.

Lu pour vous dans Libération du 18.6.2005.

samedi, juin 18, 2005

Les organistes ne sont plus ce qu'ils étaient




Saint-Ouen L'organiste évincé attaque la paroisse aux prud'hommes

L'HISTOIRE pourrait donner des idées de film à Jean-Pierre Mocky. Mais, pour l'heure, elle ne fait pas du tout sourire le curé de Saint-Ouen, Eric Récopé. Le prêtre de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire a dû se rendre mercredi au tribunal des prud'hommes de Bobigny, où il est attaqué par l'ancien organiste bénévole, Jean-Bernard Condat, pour licenciement sans raison réelle ni sérieuse. Se référant à la convention collective des artistes musiciens des cultes, l'homme réclame à la paroisse la coquette somme de €31 000, représentant selon lui douze ans de bons et loyaux services à l'église, dont l'animation de 687 messes dominicales. Une premiére en France. Jean-Bernard Condat, 41 ans, n'a pas du tout apprécié d'être remercié par le prètre en novembre dernier. Il a fait preuve d'abus de pouvoir et s'est publiquement moqué de moi en annonçant mon départ, s'agace l'organiste, avant d'avancer cette étonnante explication. Je crois qu'il a en fait confondu mon pin's du Rotary de Paris, associé avec la thèse que j'ai rédigée sur le "Nombre d'or et la musique", avec une quelconque appartenance à la franc-maçonnerie.

Il réclame €31 000

Le père Récopé parle au contraire d'au moins trois raisons sérieuses. La première remonte au centenaire de l'église, en 2003, où il nous a carrément posé un lapin lors de la cérémonie. Après la sècheresse de l'été 2003, il a commandé des travaux sur l'orgue sans mon accord et, à la rentrée 2004, il a voulu le surélever de 2,60 m sans m'en parler. Le gardien de l'orgue, c'est l'organiste, et c'est un bien public, qui appartient à la mairie, rétorque Jean-Bernard Condat. Ce dernier a donc décidé de faire payer au prètre son manque de fair-play. J'ai quand même passé quasiment tous mes dimanches pendant douze ans à animer les messes, dit-il. On m'avait dit au départ que je serais rémunéré. Le tarif syndical par messe, c'est €21,67. Et, entre les partitions, les chaussures spéciales et les déplacements, c'est une pratique qui coûte cher à l'organiste... Comme l'église n'était pas riche, j'ai accepté de jouer bénévolement. Mais pas pour finir remercié comme cela. Eric Récopé assure que l'organiste ment sur de nombreux points. Le père Boivin, qui a été curé de Saint-Ouen de 1991 à 1996, confirme qu'il n'a jamais été question de rémunération et qu'il ne l'a vu jouer de l'orgue qu'en de rares circonstances, pour s'entraîner. Patrick Morvan, curé de Notre-Dame-du-Rosaire de 1996 à 2002, a lui aussi découvert avec stupéfaction cette histoire. Il nous a rendu service ponctuellement et bénévolement à partir de 2000. Mais, à aucun moment, il n'a été titulaire de l'orgue. Autant dire que la séance de conciliation aux prud'hommes entre Eric Récopé et son ex-organiste a tourné court. D'ailleurs, ce dernier, qui travaille et habite à Nantes en semaine, n'était pas là. Le conflit professionnel sera examiné sur le fond le 13 février 2006, mais le curé de Saint-Ouen, qui trouve que cette affaire fait une très mauvaise publicité à sa paroisse, se demande s'il ne va pas à son tour porter l'affaire au tribunal. Mais en correctionnelle.

Eric Bureau, Le Parisien , samedi 18 juin 2005

mercredi, juin 08, 2005

"Cartier Libre" sur l'orgue de la Paroisse Notre-Dame du Rosaire à Saint-Ouen

Une chronique de Caroline Cartier du lundi au jeudi à 07h52

L'orgue de Saint-Ouen

Chronique du 08 juin 2005

Jean-Bernard Condat est organiste. Il attend aujourd'hui le rendu des prud'hommes qui l'oppose à la paroisse de Notre-Dame Du Rosaire à Saint-Ouen en banlieue parisienne. 1300 messes, 22 mariages, 130 baptêmes, 14 enterrements... dix ans qu'il accompagne à l'orgue les célébrations de cette église et qu'il côtoie les fidèles. Le 24 novembre dernier il aurait été licencié sans raison réelle ni sérieuse. Depuis l'orgue est sous clé.

mardi, juin 07, 2005

Une phobie méconnue: la vessie timide

La vessie timide, une phobie méconnue

La parurésie, ou syndrome de la vessie timide, toucherait 1 % de la population masculine. Cette affecttion est une incapacité totale d'uriner dans certaines circonstances: en présence d'autres personnes (qui pourraient voir ou entendre); dans le train ou l'avion; dans un temps imparti. Classée parmi les phobies sociales, elle peut être soulagée en quelques séances de thérapie comportementale.

Plus d'informations sur ce site.

Lu pour vous dans : Psychologies, juin 2005, page 34.

lundi, juin 06, 2005

Le prénom des 12 apôtres

Connaissez-vous les prénoms des douze apôtres?

Il y a Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, Jude fils de Jacques et Judas. Ce dernier trahit Jésus en le livrant aux soldats. Matthias sera le nouvel apôtre de Jésus, le douzième. Il était un disciple de Jésus et a été témoin de sa résurrection.

jeudi, juin 02, 2005

La DST... pour éviter les coups tordus

Non et maintenant ?

Sarkozy à l'Intérieur pour protéger sa famille: son retour place Beauvau lui permettrait «d'éviter les coups tordus montés contre lui»

Devant plusieurs dizaines de personnes, hier matin, Nicolas Sarkozy a confirmé que sa réapparition place Beauvau ne devait rien au hasard. Lors du traditionnel petit déjeuner organisé par Edouard Balladur dans une annexe de l'Assemblée, le président de l'UMP a laissé entendre que la reprise en main des services de renseignement était une condition sine qua non de son accession à l'Elysée en 2007. «Il nous a dit que son retour à l'Intérieur lui permettrait de reprendre la DST et d'éviter les coups tordus montés contre lui», raconte un participant. Plus tard, le nouveau ministre de l'Intérieur débarque au siège de l'UMP pour expliquer aux membres de la commission exécutive les raisons de son entrée au gouvernement. Face à 80 personnes, dont nombre de chiraquiens, il met les pieds dans le plat en évoquant «des officines qui, depuis six mois, ont pris [sa] famille pour cible». En reprenant le contrôle de la place Beauvau, il assure pouvoir mettre fin «à ce type d'opérations» de déstabilisation. Ce franc-parler qui sidère l'auditoire ne s'arrête pas là. Sarkozy assure que sa collaboration avec Villepin ne l'empêchera pas d'être candidat en 2007. A nouveau, il expose son souhait de «ne pas rester en dehors de l'action». En prenant soin de préciser, selon un élu, que «l'Intérieur ne l'impliquait pas dans les éventuels échecs» du gouvernement.

Au ministère, les permanents s'amusent de ce chassé-croisé Villepin-Sarkozy, d'autant que les deux hommes se sont déjà retrouvés au centre d'une série de coups tordus (Libération d'hier). «Les conseillers de Villepin ont monté des sacs de sable, témoigne un haut fonctionnaire. Mais Sarko et Guéant [son directeur de cabinet] ne garderont personne. Ils ont déjà annoncé leur intention de passer le cabinet au Kärcher.» Pour le renseignement, mais pas seulement. Car le patron de Beauvau a la haute main sur le processus électoral : il découpe des circonscriptions, fixe les dates des scrutins, proclame les résultats... A la fois ministre de l'Intérieur et patron de l'UMP (accordant les investitures), il donc va truster toute la chaîne électorale. Les socialistes s'inquiètent de l'ampleur de ce «périmètre». Pour son prédécesseur, Daniel Vaillant, il s'agit «d'une dangereuse dérive». Pour Jean-Marc Ayrault, c'est «un problème d'éthique républicaine». Mais l'éthique n'a pas grand-chose à voir avec ce jeu de chaises ministérielles.

Antoine GUIRAL et Didier HASSOUX et Thomas LEBEGUE
From: Libération