lundi, septembre 20, 2004

La résolution des conflits est le travail de l'ONU, pas du Rotary

Prière pour LA PAIX (ou « Pax in terrae » ?

Claude Nicolétis -( Rotary Club de Paris+ »Eau Sans Frontières »)

LA PAIX ? Oui, mais qui en parle n’est pas toujours qui en veut.
La Paix est un but mais celui qui la veut doit se donner les moyens de l’atteindre
Il ne suffit pas d’invoquer le ciel pour qu’elle en descende. C’est plutôt la foudre qui en tombera pour nous réveiller de nos songes: rappelons nous que la Paix se traduit par MIR en Russe et qu’ à l’ombre de cette bannière sanglante , surmontée d’une colombe, se sont commis pendant 70 ans les pires crimes contre l’humanité ...parmi tant d’autres.
Faut-il dès lors se ranger sous cette même bannière souillée par tant de crimes et venir grossir les rangs hétérogènes de ceux dont le seul point commun est cet anti-américanisme latent mais si facile a réveiller ... et que rassemblent de bien douteux bergers ?
Ne faut-il pas plutôt se démarquer résolument de cet emblème qui a trop servi de si mauvaises causes et s’attaquer a des problèmes concrets ?
Si l’on veut servir la paix, ne nous contentons pas de prier pour elle. Donnons lui des moyens a la mesure de « ce qui dépend de nous » selon la philosophie d’Epictète
L’École Nationale des Sciences Politiques nous fait l’honneur d’accueillir à Paris, l’un des « Centres rotariens pour la Paix et la Résolution des Conflits », crée en l’an 2000 par le Rotary International qui finance des boursiers. Il est bien clair que la résolution des conflits n’est pas notre affaire: c’est celle de l’ONU qui s’en tire avec le succès que l’on sait. En revanche les rotariens seraient tout autant heureux qu’avisés de les prévenir en contribuant a agir sur leurs causes
Il n’est pas besoin d’invoquer Malthus pour voir que des conflits se préparent autour des ressources essentielles de la planète ( eau, pétrole, énergies...) au fur et a mesure que croissent les besoins, liés tant à la démographie qu’au niveau de développement. Les ressources de la planète s’épuisent et se souillent. L’invention de l’élégant vocable de « développement durable », s’il reflète une prise de conscience, ne saurait à lui seul suffire. Il faut agir tout a la fois sur les causes et les conséquences de ces déséquilibres.
Parmi les causes les plus criantes, mises a part les ressources énergétiques, déjà l’ objet de compétitions sévères, les ressources en eau tiendront bientôt la vedette. La pénurie s’annonce pour les décennies qui viennent, sachant que déjà 1,5 Milliards d’humains n’ont pas accès à une eau salubre et que 3 Milliards ne disposent pas d’installations d’assainissement des eaux usées, c’est à dire polluées et contaminées. Cette situation est explosive. L’eau est la source de vie pour les hommes, puisqu’elle conditionne culture et élevage . Là ou elle manque l’homme n’a le choix que de mourir sur sa terre ou de la quitter.
Parmi les conséquences: des guerres et surtout l’émigration. C’est un fléau tout autant pour l’homme qui y est contraint que pour le pays qui l’accueille où il n’a souvent pas sa place. Il vient grossir les hordes de la misère sans y remédier. C’est l’une des priorités pour l’humanité que de rendre possible la vie sur sa terre d’origine, évitant les profonds déséquilibres qui se dessinent tant dans les pays d’émigration que dans les sociétés d’accueil, elles qui ne pourront ni faire face ni se protéger éternellement par des murs qui se lézardent sous la poussée des plus déshérités. Si l’on veut lutter contre la pauvreté, si l’on veut lutter contre la faim, il faut d’abord lutter contre la soif . C’est bien l’eau qui est au coeur du problème et c’est ainsi que l’on voit prendre la première place à cette ressource essentielle, sachant que s’il est possible d’en trouver ou d’en fabriquer un peu plus, on sait déjà qu’on n’en trouvera pas toujours plus. Il faudra donc s’en servir « autrement »: il faudra la respecter et la faire respecter : ne la souiller ni la gaspiller. Il faudra le faire comprendre vite et c’est là que le Rotary International pourrait s’enorgueillir de prendre en main cette cause ou s’entremêlent des considérations tout a la fois humanitaires et de survie de tous.

CONCLUSIONS :
L’EAU EST UNE GRANDE CAUSE, A LA MESURE DES IDÉAUX DU ROTARY
NE LAISSONS PAS d’AUTRES S’EN EMPARER
LA PAIX EST UN BUT, CESSONS DE L’INVOQUER EN VAIN
OCCUPONS NOUS DES MOYENS DE l’ATTEINDRE
Notre devise ? : « de l’eau pour tous « ... rien d’autre
et si vous voulez prier, ... « priez Dieu que tous nous veuille absoudre » ...only !
Claude Nicolétis (Rotary Club de Paris) pour « EAU SANS FRONTIÈRES »