samedi, septembre 18, 2004

Etrange: le député Carayon n'a pas été payé par Carlyle

Bonjour,

Dès mon levée, le député du Tarn trouve la quiétude de mon jus d'orange/Cracotte/Nutella par un communiqué de presse diffusé dans la nuit. Avouez que recevoir des américains si riches sans une petite enveloppe me semble effectivement louche. Les traditions se perdent.

Jean-Bernard

----- Original Message -----
From: Bernard Carayon
To: bcarayon@assemblee-nationale.fr
Sent: Friday, September 17, 2004 10:13 PM
Subject: Article du journal "Le Monde"


Suite à l'article intitulé "Carlyle et le Crédit Lyonnais sont mis en accusation par les dirigeants du catonnier OTOR" paru dans le journal "Le Monde" daté du samedi 4 septembre 2004 ", Bernard CARAYON, député du Tarn, vous prie de bien vouloir trouver le communiqué ci-joint.

Cordialement
Le secrétariat parlementaire


Bernard CARAYON

Député du Tarn

Maire de Lavaur


REPUBLIQUE FRANCAISE

LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE




Paris, Le 18 septembre 2004 à 09:02





COMMUNIQUE DE PRESSE



Le quotidien « Le Monde[1] » daté du samedi 18 septembre 2004 cite à plusieurs reprises mon nom à l’occasion d’un article évoquant le conflit qui oppose la direction générale de l’entreprise française OTOR au fonds d’investissement américain CARLYLE.



Une lecture rapide de cet article pourrait entraîner un amalgame – certainement fortuit- que je juge nécessaire de dissiper :



- comme d’autres, j’ai reçu le représentant de l’entreprise OTOR et son conseil en mai et juillet dernier dans le cadre de ma réflexion sur l’amélioration de la transparence des pratiques financières internationales. La nature du fonds CARLYLE et de certains de ses investissements, l’influence de ses dirigeants et leur proximité avec l’exécutif américain - de notoriété publique, avaient déjà attiré mon attention dans le rapport que j’ai remis au Premier ministre en juin 2003[2] ;



- je n’ai évidemment reçu aucune rétribution ni avantage de quelque forme que ce soit à ces occasions. J’ai appris par cet article que le conseil d’OTOR s’était fait rétribué pour l’organisation de ces rendez-vous, ce qui est semble-t-il une pratique courante;



- la proposition de loi « tendant à sécuriser l'accès au capital des entreprises ayant leur siège social en France[3]”, improprement mais opportunément appelée dans l’article proposition de loi « Otor » s’inspire de dispositifs législatifs appliqués dans d’autres pays et notamment aux Etats-Unis, visant à garantir la sincérité et la transparence de la relation actionnaires-direction de l’entreprise en cas de pacte d’actionnaires fondés sur des objets comptables non reconnus par les normes internationales -européennes ou américaines. Ce texte appartient à un ensemble de propositions[4] qu’il me semble nécessaire de mettre en œuvre afin de garantir la pérennité de nombreuses entreprises.



Alors que la financiarisation de l’économie déstabilise toute logique industrielle et au moment ou le débat porte sur le maintien de l’emploi en France, il me semble de mon devoir d’élu de trouver les moyens de donner aux entreprises françaises la même sécurité économique que celle dont bénéficie leurs concurrentes et de les mettre à l’abri de pratiques contestables.



Bernard CARAYON



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[1] « Carlyle et le Crédit Lyonnais sont mis en accusation par les dirigeants du cartonnier OTOR » page 16, édition du samedi 18 septembre.

[2] « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale », La Documentation Française, 2003

[3] http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion1746.asp

[4] Dont fait également partie la proposition « relative à la protection des informations économiques » http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion1611.asp