mardi, septembre 28, 2004

Visite d'un furtur gouverneur qui fait du VRAI rotary




27 septembre 2005 : un lundi soir presque pluvieux. Un prestigieux visiteur accompagnait Marcel : le futur gouverneur Alain MADEIRA, d9220 qui sortait de formation de gouvernorat rotarien. Une visiteuse de poids était également présente : la past-gouverneur Innerwill Marie-Madeleine. La cloche sonna à 19h05. La présidente nous rappela nos obligations rotariennes en égrenant le calendrier :

* vendredi 2 octobre, 19h30 : dîner de l’association des boursiers de la Fondation Rotary au Novotel de la Porte d'Orléans ;
* samedi 3 octobre, 9h : formation organisée par Nathalie au district pour les nouveaux rotariens (18-30 ans). Marcel nous parla de la création de clubs rotaract dans les grandes écoles ;
* lundi prochain, 20h : dîner + conférence d'Isabelle Dusantier, INSERM Hôpital Cochin sur le thème Recherche en France vue par un laboratoire en hématologie ;
* mardi 5 octobre, 21h : 1e sortie de camaraderie de notre club. Théâtre Tristan Bernard, rue du Rocher, pièce : « Si j'étais diplomate » ;
* 11 octobre : (1) 8h30 : colloque au Sénat organisé par André HADDAD en présence du Président du RI et de Christian PONCELET (thème : eau sans frontière), et (2) 18h30 : comité et réception de Dominique ROMEL, adjoint de notre gouverneur pour préparer sa visite officielle à notre club du 8 novembre ;
* 12 octobre, 20h : dîner officiel en l’honneur du Président du RI Glenn E. ESTESS et de son épouse Mary organisé par le Club de Paris, Pavillon Dauphine. Présence exceptionnelle du Président du Gouvernement de la Principauté d’Andorre, Son Excellence Marc FORNE-MOLNE qui remettra une participation de son pays à la campagne Polio+. PAF : €60 ;
* 4-5 décembre : visite d'une délégation allemande du RC Bonn-Köln Millenium. Annie propose de demander à la Présidente de l'Hôtel Régina qu'elles sont les conditions d'hébergement possibles ;
* 19 mars 2005 : s'inscrire dès à présent pour le dîner festif du 100e anniversaire du RI, PAF : €39.

Annie nous présente la serviette de bain 60x60 cm que le RC de Gérarmer (d1790) souhaite que nous achetions. Le futur gouverneur Alain, en formation avec Marcel (leader du groupe des 24 gouverneurs), nous communiqua sa fierté de pratiquer un vrai ROTARY dans son district très pauvre (La Réunion, Djibouti, Madagascar, Comores…). Didier s'étonna que dans le gratuit 20minutes le ROTARY soit cité dans la liste des clubs payant les études. En dernier point, Annie nous explique que la liste des prétendants pour Qui veut gagner des millions ? sur TF1 est de 3 années… et que Jean-Pierre FOUCAULT n'ai pas particulièrement sensible au 100e anniversaire du ROTARY fin février 2005. La cloche sonna. Un dernier verre avec Philippe. Il était 20h02. Présents : PhilippeL, Catherine, Martine, Nathalie, Annie, FrançoisL, Jacqueline, Didier, Françoise (présente aussi la semaine dernière), Jacques, Marcel, l'innerwill Marie-Madeleine, le futur gouverneur Alain et votre humble serviteur. En passant devant le bar, je salue les deux épouses de nos futurs gouverneurs (Marcel et Alain) qui attendaient sagement. Le chasseur me salue en lançant la superbe porte tourniquet. Il pleut.

samedi, septembre 25, 2004

e=m6 ne s'intéresse pas au 100e anniversaire du Rotary

Saisi sur la possibilité que l'émission e=m6 puisse fêter avec le ROTARY le 100e anniversaire de notre club-service, le réalisateur n'a pas d'idée. J'ai reçu une fin de non-recevoir polie, mais claire. Comment faire?

----- Original Message -----
From: "e=m6"
To:
Sent: Friday, September 24, 2004 12:50 PM
Subject: Réponse de em6.fr


Cher monsieur
pardon de répondre un peu tard, mais notre équipe est réduite et les tâches
sont nombreuses.
compte tenu de notre ligne éditoriale, je ne vois pas de passerelle entre
votre proposition et notre activité ou nos reportages à venir. Néanmoins, si
une bonne idée survient, je ne manquerai pas de revenir vers vous.
bien cordialement
et par avance, bon anniversaire !
Didier Heck
VM group

Françoise Sagan est décédée

Françoise Sagan est décédée

Françoise Sagan est morte vendredi à  l'hôpital de Honfleur, selon son
entourage (AFP).

Bonsoir tristesse...

jeudi, septembre 23, 2004

Réception annuelle du Groupe de Commandement allemand en France




Invitation loupée pour la réception annuelle 2004 du Bureau d'Administration de la Défense de la République fédérale d'Allemagne en France dans la belle grange de SAMOREAU, une belle occasion de manger de la choucroute et de boire de la bonne bière...

Cocktail d'ouverture de la 8e promotion de l'IERSE (sans lesdits auditeurs)




[Commentaire auto-censuré le vendredi 19 octobre 2004 à la demande d'une autorité et par respect de la vie privée d'autrui (loi n° 801-2004 du 6 août 2004 publiée le lendemain au "JO"]

mardi, septembre 21, 2004

Comment acheter un arbre de Noël de 7 m pour 25 euros?

20 septembre 2005 : un lundi soir calme. Les touristes de toutes nationalités ont envahis la rue du Faubourg Saint-Honoré et Colette, le magasin hype des bobos du quartier est plein à craquer de consommateurs heureux d’eau de l’Himalaya au bar à eaux du sous-sol. J’arrive dans le hall de l’Hôtel Régina à 17h55. La Présidente du Groupe auquel appartient ce palace**** me fait un délicat sourire à 18h01 comme à son habitude. Alors que je dévorais un article du Soir sur la consommation de Nutella chez les footballeurs déjà consommateurs de cocaïne, je suis dérangé par un chasseur qui m’impose deux touristes quinquagénaires heureux et souriants. J’appris grâce aux rares notions de portugais que je garde de mon ancienne femme de ménage (jabénar y a plou de porto den lou bar), qu’il s’agissait de M. Marcos Anselmo Ferreira FRANCO (marcos@barce.com.br), fier directeur de Barcelona Distribuidora Ltda et de son épouse, Adela Russo. Ils étaient déjà venus il y a six ans et se rappelaient bien de mon chaleureux accueil de protocole [sic]. Marcos me parla de son club rotarien récemment créé à Santos à deux pas de Sao Polo. Il tient à ce que nous participions à une AIPM dont il nous remet le formulaire. L’investissement serait de $450 par an (pour un projet d’aide à la formation agricole de jeunes étudiants). A 19h05, Raymond fit sonner la cloche en l’absence de notre présidente (attendue pour son opération lunettes mais inexcusée pour son silence coupable). Après l’échange de fanion avec Marcos, on parla des cartes de vœux hideuses pour le nouvel an catholique (j’ai commandé 50 exemplaires d’un dessin d’enfant schizophrénique dont l’imagine est imprimée à l’envers pour prouver notre manque total de professionnalisme dans l’art de la 2D), et des allemands du RC Bonn-Köln Millenium qui attendent de payer leur €2322 pour un équipement solaire de l’orphelinat de Ste-Marie association ZAZAKELY de Madagascar (Sylvain apporta la copie d’un courriel de Gilles BOIRON à Alain JARRY du RC de St-Gilles). L’invité du jour était Philippe DEMOLON (0145512808) du RC Paris-Acédémies. Il nous parla de deux projets pour les 100 ans du RI : (1) lui acheter un sapin de 7 mètres de haut à €25 (+ le port très cher), le mettre en plein cœur de notre arrondissement pour 10 jours (au pied de la statue de Jeanne d’Arc ?), puis faire la quête en présentant aux badauds la raison de notre quête (=un résumé complet et clair de notre raison d’être)… Didier expliqua que ce genre de sport nécessitait des introductions efficaces dans les mairies d’arrondissement, une assurance pour se faire, et du temps de présence pour attraper le touriste heureux du beau sapin couvert d’une roue rotarienne jaune achetée chez SECAL… (2) de la vente de chope souvenir qui pourra servir de porte-crayons sur le bureau des acheteurs de cet objet rappelant les 4 critères et personnalisée au nom du club (souscription préalable au prix-cadeau de €30 l’unité ainsi chèrement poubellisable). La cloche sonna. Un dernier verre avec Philippe. Il était 20h45. Coût de la soirée : €225 (présents : Jacqueline, Raymond, PhilippeL, Michaël, Maria, nos 2 amis portugais, Richard, Catherine, Nathalie, Jacques et votre humble serviteur).

lundi, septembre 20, 2004

La résolution des conflits est le travail de l'ONU, pas du Rotary

Prière pour LA PAIX (ou « Pax in terrae » ?

Claude Nicolétis -( Rotary Club de Paris+ »Eau Sans Frontières »)

LA PAIX ? Oui, mais qui en parle n’est pas toujours qui en veut.
La Paix est un but mais celui qui la veut doit se donner les moyens de l’atteindre
Il ne suffit pas d’invoquer le ciel pour qu’elle en descende. C’est plutôt la foudre qui en tombera pour nous réveiller de nos songes: rappelons nous que la Paix se traduit par MIR en Russe et qu’ à l’ombre de cette bannière sanglante , surmontée d’une colombe, se sont commis pendant 70 ans les pires crimes contre l’humanité ...parmi tant d’autres.
Faut-il dès lors se ranger sous cette même bannière souillée par tant de crimes et venir grossir les rangs hétérogènes de ceux dont le seul point commun est cet anti-américanisme latent mais si facile a réveiller ... et que rassemblent de bien douteux bergers ?
Ne faut-il pas plutôt se démarquer résolument de cet emblème qui a trop servi de si mauvaises causes et s’attaquer a des problèmes concrets ?
Si l’on veut servir la paix, ne nous contentons pas de prier pour elle. Donnons lui des moyens a la mesure de « ce qui dépend de nous » selon la philosophie d’Epictète
L’École Nationale des Sciences Politiques nous fait l’honneur d’accueillir à Paris, l’un des « Centres rotariens pour la Paix et la Résolution des Conflits », crée en l’an 2000 par le Rotary International qui finance des boursiers. Il est bien clair que la résolution des conflits n’est pas notre affaire: c’est celle de l’ONU qui s’en tire avec le succès que l’on sait. En revanche les rotariens seraient tout autant heureux qu’avisés de les prévenir en contribuant a agir sur leurs causes
Il n’est pas besoin d’invoquer Malthus pour voir que des conflits se préparent autour des ressources essentielles de la planète ( eau, pétrole, énergies...) au fur et a mesure que croissent les besoins, liés tant à la démographie qu’au niveau de développement. Les ressources de la planète s’épuisent et se souillent. L’invention de l’élégant vocable de « développement durable », s’il reflète une prise de conscience, ne saurait à lui seul suffire. Il faut agir tout a la fois sur les causes et les conséquences de ces déséquilibres.
Parmi les causes les plus criantes, mises a part les ressources énergétiques, déjà l’ objet de compétitions sévères, les ressources en eau tiendront bientôt la vedette. La pénurie s’annonce pour les décennies qui viennent, sachant que déjà 1,5 Milliards d’humains n’ont pas accès à une eau salubre et que 3 Milliards ne disposent pas d’installations d’assainissement des eaux usées, c’est à dire polluées et contaminées. Cette situation est explosive. L’eau est la source de vie pour les hommes, puisqu’elle conditionne culture et élevage . Là ou elle manque l’homme n’a le choix que de mourir sur sa terre ou de la quitter.
Parmi les conséquences: des guerres et surtout l’émigration. C’est un fléau tout autant pour l’homme qui y est contraint que pour le pays qui l’accueille où il n’a souvent pas sa place. Il vient grossir les hordes de la misère sans y remédier. C’est l’une des priorités pour l’humanité que de rendre possible la vie sur sa terre d’origine, évitant les profonds déséquilibres qui se dessinent tant dans les pays d’émigration que dans les sociétés d’accueil, elles qui ne pourront ni faire face ni se protéger éternellement par des murs qui se lézardent sous la poussée des plus déshérités. Si l’on veut lutter contre la pauvreté, si l’on veut lutter contre la faim, il faut d’abord lutter contre la soif . C’est bien l’eau qui est au coeur du problème et c’est ainsi que l’on voit prendre la première place à cette ressource essentielle, sachant que s’il est possible d’en trouver ou d’en fabriquer un peu plus, on sait déjà qu’on n’en trouvera pas toujours plus. Il faudra donc s’en servir « autrement »: il faudra la respecter et la faire respecter : ne la souiller ni la gaspiller. Il faudra le faire comprendre vite et c’est là que le Rotary International pourrait s’enorgueillir de prendre en main cette cause ou s’entremêlent des considérations tout a la fois humanitaires et de survie de tous.

CONCLUSIONS :
L’EAU EST UNE GRANDE CAUSE, A LA MESURE DES IDÉAUX DU ROTARY
NE LAISSONS PAS d’AUTRES S’EN EMPARER
LA PAIX EST UN BUT, CESSONS DE L’INVOQUER EN VAIN
OCCUPONS NOUS DES MOYENS DE l’ATTEINDRE
Notre devise ? : « de l’eau pour tous « ... rien d’autre
et si vous voulez prier, ... « priez Dieu que tous nous veuille absoudre » ...only !
Claude Nicolétis (Rotary Club de Paris) pour « EAU SANS FRONTIÈRES »

dimanche, septembre 19, 2004

Tout homme est une histoire sacrée: l'homme est à l'image de Dieu


Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (16, 10-13)

[Jésus disait à ses disciples :] « Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ?

« Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. »

samedi, septembre 18, 2004

Etrange: le député Carayon n'a pas été payé par Carlyle

Bonjour,

Dès mon levée, le député du Tarn trouve la quiétude de mon jus d'orange/Cracotte/Nutella par un communiqué de presse diffusé dans la nuit. Avouez que recevoir des américains si riches sans une petite enveloppe me semble effectivement louche. Les traditions se perdent.

Jean-Bernard

----- Original Message -----
From: Bernard Carayon
To: bcarayon@assemblee-nationale.fr
Sent: Friday, September 17, 2004 10:13 PM
Subject: Article du journal "Le Monde"


Suite à l'article intitulé "Carlyle et le Crédit Lyonnais sont mis en accusation par les dirigeants du catonnier OTOR" paru dans le journal "Le Monde" daté du samedi 4 septembre 2004 ", Bernard CARAYON, député du Tarn, vous prie de bien vouloir trouver le communiqué ci-joint.

Cordialement
Le secrétariat parlementaire


Bernard CARAYON

Député du Tarn

Maire de Lavaur


REPUBLIQUE FRANCAISE

LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE




Paris, Le 18 septembre 2004 à 09:02





COMMUNIQUE DE PRESSE



Le quotidien « Le Monde[1] » daté du samedi 18 septembre 2004 cite à plusieurs reprises mon nom à l’occasion d’un article évoquant le conflit qui oppose la direction générale de l’entreprise française OTOR au fonds d’investissement américain CARLYLE.



Une lecture rapide de cet article pourrait entraîner un amalgame – certainement fortuit- que je juge nécessaire de dissiper :



- comme d’autres, j’ai reçu le représentant de l’entreprise OTOR et son conseil en mai et juillet dernier dans le cadre de ma réflexion sur l’amélioration de la transparence des pratiques financières internationales. La nature du fonds CARLYLE et de certains de ses investissements, l’influence de ses dirigeants et leur proximité avec l’exécutif américain - de notoriété publique, avaient déjà attiré mon attention dans le rapport que j’ai remis au Premier ministre en juin 2003[2] ;



- je n’ai évidemment reçu aucune rétribution ni avantage de quelque forme que ce soit à ces occasions. J’ai appris par cet article que le conseil d’OTOR s’était fait rétribué pour l’organisation de ces rendez-vous, ce qui est semble-t-il une pratique courante;



- la proposition de loi « tendant à sécuriser l'accès au capital des entreprises ayant leur siège social en France[3]”, improprement mais opportunément appelée dans l’article proposition de loi « Otor » s’inspire de dispositifs législatifs appliqués dans d’autres pays et notamment aux Etats-Unis, visant à garantir la sincérité et la transparence de la relation actionnaires-direction de l’entreprise en cas de pacte d’actionnaires fondés sur des objets comptables non reconnus par les normes internationales -européennes ou américaines. Ce texte appartient à un ensemble de propositions[4] qu’il me semble nécessaire de mettre en œuvre afin de garantir la pérennité de nombreuses entreprises.



Alors que la financiarisation de l’économie déstabilise toute logique industrielle et au moment ou le débat porte sur le maintien de l’emploi en France, il me semble de mon devoir d’élu de trouver les moyens de donner aux entreprises françaises la même sécurité économique que celle dont bénéficie leurs concurrentes et de les mettre à l’abri de pratiques contestables.



Bernard CARAYON



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[1] « Carlyle et le Crédit Lyonnais sont mis en accusation par les dirigeants du cartonnier OTOR » page 16, édition du samedi 18 septembre.

[2] « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale », La Documentation Française, 2003

[3] http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion1746.asp

[4] Dont fait également partie la proposition « relative à la protection des informations économiques » http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion1611.asp

mercredi, septembre 15, 2004

Pavillon Dauphine, 12h30: conférence rotarienne du grouverneur militaire de Paris

Invité par M. Brice de GLIANE, je me suis rendu pour la 1e fois à la réunion statutaire du ROTARY Club de Paris (1er club français fondé en 1921 avec aujourd’hui 253 membres). Cette 9e réunion statutaire était suivie d’une conférence du Général Marcel VALENTIN, gouverneur militaire de Paris, sur le thème Etre militaire au XXIe siècle.

Arrivé à 12h précises au Pavillon Dauphine, je suis tout de suite approché par le Prof. Claude NICOLETIS (nicoletis.claude@wanadoo.fr) dans le cadre de son association rotarienne Eau sans frontières. Il me proposa d’adhérer pour €30 à son association dont le siège est au 40 bd Emile-Augier, Paris 16e. Et surtout de faire savoir que lundi prochain 20 septembre à 18h30, une soirée aquatique au Racing Club de France (Croix Catelan, Bois de Boulogne) permettrait d’élire le/la meilleure nageur/se. Arrivée au RCF à 18h30 (mot de passe chuchoté : ROTARY), puis dîner à 20h. Fin de soirée : 22h. Prix : €45 dont €15 au profit de l’association. Je me suis inscrit sachant qu’une compétition de 33 m ne pourra pas me faire de mal…

Nous étions 105 à déjeuner devant la table d’honneur dont 7 visiteurs (Allemagne, USA, Ouganda, UK, Paris-Académies et votre humble serviteur), et 5 invités (dont en tenue 22, le Général Emmanuel de RICHOUFFTZ, le Colonel BOITARD et le Lt-Colonel Patrick BAZAILLE). Mon voisin de table était le Président du Rotaract de Paris, Arnaud CHARPENTIER (seul sans cravate, sans costume et non rasé de 15 jours de l’assistance). Notons l’exceptionnelle présence de 3 femmes (dont Catherine, PPPgouverneur) et d’un prêtre en soutane et col romain.

Après le plat principal qui n’opposa aucune résistance, le Président sonna la cloche (noire de crasse et d’un son dont la fréquence était très éloignée du classique 440 Hz). Le Gouverneur militaire se leva pour saluer les deux gouverneurs assis à la gauche du Président, Pierre-Louis DOUCET (rot_1660@club-internet.fr) et Gérard MOREL. Puis se rassit avant d’enfiler ses lunettes.

« L’armée est le 2e plus vieux métier du monde. Désormais, une armée professionnelle. Entre 1945 et 1990, nous avons eu moins de 60 crises dans le monde. Des crises continuelles et non pas bipolaires comme avant 1944. Il n’y a donc plus de cadre juridique à la crise. Si avant l’ennemi était identifié, désormais nous actons entre des adversaires. Les enjeux sont souvent religieux, et la population est au cœur de la crise. Les acteurs sont nombreux et difficiles à maîtriser pour les militaires : les diplomates, les ONG, etc. De l’ancienne technique du tout ou rien, il nous faut désormais agir avec doigté, savoir maîtriser la violence. L’approche est devenue vectorielle. Nous parlons tels les mathématiciens de produits scalaires associant le vecteur militaire au vecteur économique.

Le cadre juridique en métropole est celui de la légitime défense. Nous travaillons en multinational. Une excellente connaissance de l’anglais est indispensable. L’irruption du juridisme nous a étonné : la CPI, le Tribunal Pénal International où je suis allé témoigné. Le chef militaire est totalement responsable de ce qu’il fait. Il faut s’adapter au contexte. Un militaire est un civil en uniforme. Le jeune recru pense individualisme, loisirs, besoins de son conjoint. Le turnover des militaire du rang est élevé (8 ans max.). Nous favorisons le goût de l’aventure, de l’opérationnel. La maîtrise de la force apprise en formation initiale permet de faire face à l’agression désormais sous le signe de la réversibilité (i.e. le Kosovo où lors d’une 2e opération nous sommes revenus avec 16 touchés par balles). Rien n’est jamais gagné au cœur de la crise. La formation au combat est toujours à haute intensité : qui peut le plus peut le moins. Les américains sont heureux d’avoir des chars en Irak en ce moment.

Le chef militaire doit être diplomate, communicateur, gestionnaire d’interlocuteurs multiples, homme de média. Il doit connaître les procédures de travail. La France s’est d’ailleurs aligner sur les procédures de l’OTAN. Au principe de précaution cher aux chefs d’entreprises, le militaire doit prendre des risques. Tous les 4 mois, 13K engagés sont envoyés dans le monde. Toute crise démarre au sol et se termine au sol. Des 80% des effectifs des militaires sont de l’Armée de Terre, 14% sont partis hors métropole. C’est énorme. En 6 ans, l’Armée s’est restructurée en silence ? De 245K personnels, l’Armée de Terre est passée à 135K avec la dissolution d’environ 100 régiments.

Aujourd’hui, il y a des hommes de l’Armée de Terre autour de Roissy, sous la Tour Eiffel. 6 patrouilles sont opérationnelles, soit 12 avions prêts à décoller en 2 minutes 24h/24. Aussi, le budget de la Défense n’est pas une variable d’ajustement. Parlez de VOTRE armée.

Questions/réponses : La féminisation militaire est de 12% et n’augmentera pas. La réserve citoyenne est utilisée dans les médias, l’évènementiel et l’aide à la reconversion des militaires. Le syndicalisme civil est remplacé par des présidents de catégorie élus rencontrés 2 fois par an afin de dégonfler les baudruches. »

Le Général VALENTIN passe se soir à la TV dans l’émission « Des racines et des ailes » sur France3 à 20h55 sans un spécial ‘A l’hôtel national des Invalides’ avec Patrick de Carolis.

Menu : tomates-mozarela à la grecque (avec anchois élastiques), agneau aux petits légumes, bavarois, café. Pas d’apéritif. Eau Vittel chaude (pas d’eau gazeuse !). Vin : un Cabernet 2001 non identifiable acheté au Ed L’épicier du coin. €53. Service déficient : brigade sale, pas de chef de rang. 3/20.

mardi, septembre 14, 2004

PME françaises: il faut aller en Chine rapidement et préparée

Invité par le rotarien Max E. GATTEIN (convergence@wanadoo.fr), j’arrivais je pris le bus n°85 au pied de mon appartement pour me rendre au palais du Luxembourg, terminus de la ligne. Arrivé vers 8h15 comme le demandait le programme du colloque PME-2004 objectif implantation Chine organisé par OWT China, un tour-opérateur sino-français à la mode. L’accueil du Sénat grouillait de gendarmes et d’hôtesses distributrices de badges. Une fois derrière le portique de sécurité, je mis dix minutes à trouver la salle Clémenceau. A 9h08, un public clairsemé était calé dans les sièges bleu France cette salle luxueuse machine à manifestation intellectuelle.

Serge VINCON, vice-président du Sénat sauta sur le pupitre à l’extrême droite de la scène. La France représente 1,4% du marché chinois (2e fournisseur européen après l’Allemagne). Bienvenu à tous puisque le Sénat est désormais « la maison des entrepreneurs ». Sachez que quelques courageux sénateurs ont même fait des stages d’immersion en entreprise. Alors, pourquoi n’oserions-nous pas la Chine ?

François LOOS (9h13), ministre délégué au commerce extérieur, les cheveux à la BORLOO, n’hésita pas à lire son texte sans aucune passion : présence pérenne des PME françaises en Chine depuis 20 ans, octobre 2005 = année française en Chine, les barrières sont désormais tombées depuis l’entrée de la Chine dans l’OMC, 500 entreprises ont bénéficiées d’aides sur Pékin en 2003, l’urgence : les problèmes de propriété industrielle. Pris par le temps, il accéléra en rappelant le plan du 24 septembre 2003 : renforcement de l’information vers les entreprises, des salons en Chine, développement des missions collectives, recherche d’opportunités, renforcement des RH. Essoufflé, il fini par une bourde en citant l’excellence de Wavecom dans la téléphonie mobile (cette société a annoncé la suppression de 450 personnes il y a 3 jours) ; « les marchés du pays-continent Chine nécessitent une prospection longue et délicate. Nous comptons sur une évolution rapide du luxe et du nationalisme. »

Son Excellence l’Ambassadeur de Chine en France Jinjun ZHAO (9h21) s’aventura lentement dans un français parfait. Fin juillet, il y avait 490K entreprises étrangères en Chine. Pour la douane, la France est au 4e rang des partenaires européens (la salle se marra en pensant au premier orateur qui avait donné un autre rang !). Si l’Allemagne est avant nous, c’est simplement à cause de sa meilleure maîtrise de l’éloignement, de la langue et de la connaissance de la culture chinoise. En 2003, la Chine est le 1er pays pour les investisseurs étrangers dans le monde, et au 3e rang des pays importateurs après l’USA et l’Allemagne.

Nos trois premiers orateurs prirent la poudre d’escampette pendant que Pierre BARROUX, président de la CCIFC prenait la parole (9h33) : le plus important reste l’engagement personnel des chefs d’entreprise. La CCI française en Chine offre domiciliation, mission découvertes et stagiaire VIE à bas prix. Par contre, l’orateur déplore un manque de coordination total entre les différentes actions… il rêve d’un guichet unique. Et pourquoi pas d’une mission de réflexion sur la réussite de l’Allemagne.

Pierre TAPIE, DG du groupe ESSEC salue ses étudiants-hôtesses présents dans la salle et enchaîne (9h39). Attention à l’évolution endogène de la Chine : la bombe démographique est en cours. 650K étudiants arrivent en plus chaque année (30% d’augmentation), alors que 15% seulement des jeunes vont dans l’enseignement supérieur. Notons une compétente et un intérêt prioritaire pour l’ingénierie hydraulique, et subsidiairement pour l’économie/gestion. Dans la diaspora chinoise, l’intérêt pour une alternative de formation européenne est réel. En France, nous sommes passé de 800 étudiants chinois en 2002 à 8K aujourd’hui. Les enjeux sont clairs : (1) il faut développer l’information sino-française et intensifier les formations, (2) le français doit être enseigné en Chine dès le collège, (3) inciter les établissements français à une politique chinoise, (4) encourager les bonnes pratiques innovantes [master], (5) rendre la demande solvable par des prêts d’honneur ou des garanties de bourses par les gouvernements, (6) accélérer les doctorants chinois, et (7) faire apprendre le plus possible le chinois par les jeunes français, et encourager la rage chinois dans nos esprits trop passéistes.

Dominique BRUNIN, directeur des relations internationales à l’ACFCI (9h49) nous rappela le rôle de son association et de celui des 500 collaborateurs qui répondent quotidiennement aux besoins des entreprises par des diagnostics exports (i.e.).

Jean-Pierre TROTIGNON, DG d’UbiFrance conclue cette salve d’allocutions de bienvenue (9h57) en rappelant la fusion de la CFCE avec UbiFrance… et la croissance endogène de la Chine (bis repetitas du patron de l’ESSEC).

Changement de décor pour un solo de Me Bertrand THEAUD, avocat chez Coudert Frères, un des trois cabinets sponsorisant le colloque (theaudb@coudert.com) sur le thème la nouvelle donne du commerce en Chine (10h). La Chine a désormais un pouvoir politique favorable à la France. Anciennement, le chef d’entreprise français avait deux alternatives fabriquer et/ou vendre en Chine. FABRIQUER : attirer les industriels grâce à la main d’œuvre, fiscalité avantageuse, droits de douane réduits (3 ans d’exonération + 2 ans à faible taux). VENDRE : marché très fermé à cause de trois types d’obstacles : (1) importation par société d’import/export liée à l’Etat et/ou distributeurs, d’où diminution des marges ; (2) la création d’une filiale de distribution était liée à des critères qualitatifs, un capital minimum élevé ($2 millions), un partenaire chinois obligatoire, un seuil de participation bas, des zones géographiques limitées, (3) pour la vente, nécessité de la création d’une usine de production, d’où fabrication en Chine. Aujourd’hui, depuis le 1.7.2004, plus de monopole des sociétés d’import/export, depuis le 1.6.2004, plus de restriction dans la création de filiales de distribution, nombreuses formes de ventes autorisées (i.e. franchise avec capital min €30K). Conclusions : il faut partir en Chine, mais bien noter la nécessité d’acquérir une connaissance du marché chinois, se protéger en matière de propriété industrielle, et être attentif au protectionnisme local.

Philippe RABIT, président de Partenariat France et conseiller du Président de Carrefour (10h15) se lança dans un autre solo. 50% des exportations françaises se font par l’entremise de seulement 300 entreprises. La France a une collection impressionnante de grands groupes. Partenariat France est une structure d’appui forte de 2K actions de portage. La Chine a une culture alimentaire identique à celle de la France. Partenariat France apporte des solutions de formation, de conseil, d’hébergement VIE ou de stagiaire en temps partagé, de recherche de partenaires (i.e. Laguiole), d’aides à la participation à des salons type SIAL, des missions collectives de prospection avec test consommateur grandeur nature.

10h29 : PAUSE bien méritée.

11h03 : un parterre de cinq nouveaux intervenants nous attend avec une présentation du marché intérieur, de la productivité et de la problémtique des RH : les nouvelles réalités du marché chinois.

Anne FAURE-BOUTEILLER stressée et auteur de La Chine, clés pour s’implanter sur le dernier grand marché, nous parla de ce marché consommateur complexe que la Chine découvrit en 1994. Avant, l’Etat était fournisseur, avec des valeurs familiales très fortes (logement, dépenses, conso). Les nouveaux consommateurs sont par exemple, les femmes (64% vont chez KFC). Enfin, les modes de distribution ont évolués (+ d’autoroutes) et la conscience du prix et de la qualité est née (contrairement à l’ancienne fidélité aveugle). Notons cependant que le rôle important de la loyauté et du réseau relationnel.

Valérie TAMMAN, gérante de Anding Company (11h14) s’inquiéta de savoir comment vendre en Chine. Il faut adapter les produits, ne pas oublier la communication dans la rue (et non pas dans les palaces****). Le choix du nom en Chine est fondamental pour l’image de l’entreprise vis-à-vis du public : Carrefour a choisi tialefou (=tout pour la famille). Tout change très vite : il faut rester vigilant. Ne négliger aucun moyen urbain de communication (TV, panneaux publicitaires, brochures).

Max GATTEIN, président du Club Convergence Chine-France (11h19) nous apporta son impressionnante expérience de dix ans dans le métier de facilitateur franco-chinois. Il nous parla de l’enchaînement dynamique vertueux : s’informer, décider, entreprendre. Deux constantes : la gestion efficace du gap culturel, et l’approche de mise en œuvre organisée et pragmatique. La définition/gestion des objectifs est articulée au niveau le plus élevé de l’entreprise. La gestion des objectifs doit être souple (s’adapter vite aux opportunités), et les moyens de gestion doivent être définis au préalable. Pour la gestion RH, les experts chinois sont incontournables (ou du moins le réseau de l’expert est indispensable). Pensez toujours au binôme ingénieur/expert chinois. Le besoin de planning est traditionnellement flou. S’il y a souplesse dans le budget, il ne faut pas oublier de maîtriser le rapport de ce que l’on va produire vis-à-vis de ce que cela coûte. Conclusion : construire la croissance par la richesse des différentes cultures.

Le Général (cr) Daniel SCHAEFFER, consultant international asie, ancien attaché de défense en Chine (11h29) nous ébloui de concision. Si la main d’œuvre est abondante, il faut éviter les paysans qui viennent travailler en ville. Le chinois a une aversion pour le travail en équipe, d’où l’obligation d’une gestion de projet. L’atavisme chinois fait qu’ils n’aiment pas les responsabilités qui durent en longueur. La main d’œuvre d’exécution est excellente en TIC, mais en matière de vis/boulons nulle. La féminisation est une valeur montante : la femme rends compte, l’homme s’embourbe dans des situations qu’il ne maîtrise pas. Microsoft va vers du 100% féminin en Chine. Il faut prévoir un budget formation du personnel, mais en longueur et avec beaucoup de patience. Le plus important est l’approche culturelle du partenariat chinois.

Marc RAYNAUD (11h36), associé du cabinet Inter Cultural Management (ICM) nous expliqua qu’une société française implanté en Chine avait un risque souvent négligé : rester compétitif. Le salaire d’un ouvrier pouvait varier sur une même zone géographique de €5 à €50/mois. EN RH, il faut réussir sa prise de poste pour les expats. Partir avec une préparation + un accompagnement local. Comprendre là où on s’implante (Bouran) tout en impliquant le management local. Un cadre chinois bien formé reçoit entre 2 et 3 propositions de job par jour. Passer le témoin à un successeur local de la part d’un expat est chose très difficile, mais rentable (économie de plusieurs millions de $). Un expat coûte 5 fois son salaire, soit 20 fois un salaire local chinois. La Brasserie Flo, i.e., a embauché la fille de la police de Shanghai. Résultat : les licences ont été obtenues en 3 semaines. Attention que 95% du contenu des CV est faux (données farfelues invérifiables).

Anthony LE CORRE, DG de Picolo Foodstuffs (11h44) chauffa la salle avec un discours breton efficace. Spécialiste des low cost pizzas, il commence sa démonstration en faisant remarquer que la consommation de vins français en Chine était inférieure à celle du Finistère. Les problèmes de routine font que la Chine est une aventure difficile aussi loin. « Plus vous investissez en Chine, plus vous perdrez ! » La France est le plus beau pays du monde. En 1930, la Chine vivait son moyen-âge. Souvent il est difficile de régler les problèmes d’incompréhension entre le siège de ShanghaI et celui de Paris. Mais la Chine possède un solide optimiste (le « cœur au travall »). Sa faiblesse est sa constance. La chance de son marché est l’émergence d’une middle class. Enfin, rien ne sert de former les cadres chinois en France : il faut que les formateurs français expats sachent penser chinois.

Un nouveau plateau d’orateurs arrivent (12h) avec une présentation du VIE (volontariat international en entreprise) et des activités d’UbiFrance. Jean-Paul DELOFFRE, directeur commercial, endort la salle d’une voie placide en expliquant quelques tautologies (les PME attendent de comprendre avec des études hyper personnalisées ce que l’on peux faire en Chine). Il ne semble pas sorti de l’ESSEC. Ni d’ailleurs ses deux acolytes : Elsa LÖCKE (nulle), chef du département évènements multisectoriels ou encore Lorenzo CORNUAULT (nullissime), directeur marketing : « un VIE coûte €22K /ingénieur/an tout compris ».

12h11 : l’ultime plateau de la matinée est un éventail de témoignages concrets par les PME déjà implantées en Chine. (1) Claude NADJARI, président d’Halifax (outillage) explique son vécu vieux de 38 ans : RAS ; (2) Thierry SAUDERAIS, directeur export, Dirickx (clôtures & portails) est un directeur heureux qui pari sur le choix de sa DG [si nous réussissons seuls, bravo, sinon snif !], (3) Christophe CUSSAC, DAF de Citel (équipements de protection électrique) est depuis 95 en Chine. Il n’est pas content de son contrôle qualité, i.e. le système bancaire chinois, c’est encore le boulier ; tout est financé de France ; la lourdeur législative est pénalisante et déroutante, (4) Cédric TAVEAU, DG de Serqua (mécanique de précision) nous explique en un slide son aventure de Chine depuis 4 ans avec le portage d’une plateforme PME/PME et la vente de son savoir-faire industriel ; il est prêt à faire partager contre quelques euros sa jeune expérience de golden boy (à suivre…), (5) Alain OBADIA, président des Laboratoires ALV (produits cosmétiques), depuis 2001 marié avec un distributeur chinois de ses solutions de phytothérapie qui lui demande $2500 pour chacun de ses 72 produits afin d’obtenir une autorisation de mise sur le marché… qu’il ne pense jamais obtenir, et enfin (6) le pire, Bertrand de BOISSIEU, P-Dg d’Appic (soft de gestion d’e-documents) : né il y a 17 ans, 25 personnes, 15K clients, il travaille avec un ENArque français en Chine pour la vente par l’entremise de partenaires. Le piratage, il ne connaît pas grâce à ses trois années d’innovation d’avance. Un doux illuminé.

Me THEAUD m’accompagne jusqu’au salon de Boffrand de la Présidence du Sénat pour une légère collation : foi gras sur lit de cresson avec ses verres de Muscat de Rivesaltes, dos de lotte et gratinée de rattes du Touquet (Meursault 1999, caves Bouchard Père & Fils, Hospices de Beaune), tartelette tiède en miroir au 2 chocolats, café sans mignardise. Mon voisin de droite était André PITIE, l’animateur du forum www.toutelachine.com. Mon voisin de gauche était un très élégant chinois d’une érudition remarquable. En pousse-café, un cadre supérieur du Groupe ACCOR nous expliqua qu’IBIS lançait 10 hôtels à $25 la nuitée (coût de construction d’une chambre inférieur à 1000 fois le prix de la nuitée) et qu’en ce moment plus de 7K chambres étaient disponibles avec un taux de remplissage de 94%. Exceptionnel pour le groupe.

15h12 : dur retour en salle Clémenceau pour la 1e table-ronde de l’après-midi : quelles conditions pour une implantation réussie ? Les facteurs clés d’une recherche prospective efficace. Hubert BAZIN, avocat associé Gide Loyrette Nouel, nous parla des critères qu’il proposait pour répondre à cette question : état de la concurrence, évolution des prix et des volumes pour le produit ou le service que la société française souhaitait exporter (à cause du fort jeu de l’offre et de la demande actuellement en Chine), dimension du projet (existe-t-il des concurrents ?), et zone géographique (problème futur d’approvisionnement en énergie). Le taux des impôts société est de 15 à 24% pour l’industrie et de 33% pour les services. On s’arrange toujours des contraintes juridiques. Pour la propriété industrielle, il conseille de faire le plus tôt possible les dépôts.

15h24 : Eric DUGELAY (edugelay@deloitte.fr), associé chez Deloitte et spécialiste de risk management continua. Ses critères : les partenaires locaux, les relations avec le gouvernement (les « Guangxi »), les RH (il n’y a pas de corrélation entre les connaissances linguistiques et le succès d’une entreprise française en Chine, l’adaptation des produits et services, l’importance de la propriété industrielle (cet ancien de Schneider dit que c’est indispensable !), et enfin l’image de marque.

Jingzhou TAO, associé de Coudert Frères enchaîna (15h33). En fait c’était mon voisin de table gauche durant le déjeuner. 66% des entreprises travaillent seules et sans partenaire chinois. La JV (comprendre joint venture) continue a être utilisée, mais il faut faire très attention lorsque l’on souhaite en sortir. Me Dugelay déclara avec humour que le divorce est toujours une joint-venture chinoise (sic).

15h46 : 2e table ronde avec un débat sur les difficultés et les craintes des PME. L’animateur fait rapidement une synthèse des trois points que chacune des 21 tables avaient formulées durant le déjeuner. (1) Eric BOMPARD, le président de la société éponyme (cachemire) nous expliqua que 90% de sa matière première venait de Mongolie intérieure/extérieure, ce qui l’avait amené à proposer à ses fournisseurs de devenir actionnaire en France et réciproquement. D’ailleurs 40% des expats rentrent au bout d’une année de Chine (à cause d’une absence de préparation à leur mission). Il faut impérativement oublier le reporting à la française et apprendre à déléguer. Les chinois apprécient la pérennité des cadres, alors que les motivations des employés sont souvent difficiles à comprendre. Les entreprises chinoises sont gérées sur le mode familial. Un exemple : les litiges entre employeur et employés sont traités par une commission d’arbitrage. Si la France représente un pays de loi pour la Chine, pour un chinois gagner à la Cour est équivalent de perdre la face. La Chine a un foisonnement de loi depuis 10 ans et un corps législatif important avec un fort lobbying. L’idéogramme ‘copier’ n’est-il pas le même que celui pour ‘créer’ ? Les intermédiaires fors table-ronde sont très importants lors d’une négociation.

16h34. La notion de propriété privée a été inscrite en 2003 dans les textes. Sybille DUBOIS-FONTAINE, avocate chez Freshfields Bruckhaus Deringer propose d’être rationnel dans la démarche permettant d’aller vers le go/no go. Utiliser une grille avec des critères d’analyse, par exemple. Pour s’introduire dans les réseaux, il est nécessaire de comprendre le système de confiance absolue qui opère en Chine. Pour le français qui arrive, le plus difficile est la notion de réseau. Ne jamais TRAHIR. Attendre le 3e ou 4e RV avant de savoir si le réseau vous autorise à aller plus loin. Pour les aides, Nicolas BONNARDEL, responsable asie de la CCI de Lyon conseille la Coface. Sans alternative.

17h05 : PAUSE.

17h34 : la 3e et dernière table-ronde s’intéressa aux formes d’implantation. Christine KARABOWICZ-RIVET, directrice de Karasia Consulting nous expliqua le rôle des bureaux de représentation, sorte d’entité sans but lucratif. Le certificat d’approbation est le sésame incontournable de la création d’une structure en Chine. Sans lui, rien n’est possible.

Me Charles-Henri LEGER, associé de Gide Loyrette Nouel insista sur les relations entre le partenaire et les co-contractants, et l’apport d’actifs utiles.

Me Bertrand THEAUD de chez Coudert Frères nous donna un rapide aperçu de la lettre d’intention (avec sa signature non imposée par la loi chinoise), l’étude de faisabilité examinée par l’administration chinoise, le contrat et les statuts approuvés par le Ministère du commerce chinois, la recherche d’un nom de la JV, et son enregistrement.

17h55 : je quitte cette belle salle alors que nous attendions tous le Ministre délégué à l’Industrie, Patrick DEVEDJIAN. Alors que je me rendais vers la sortie, il donnait ses impressions sur la Chine à une journaliste ravie d’avoir quelques rushes à mettre dans son JT du soir. En sortant, il pleuvait des cordes et les plantons du 15 rue de Vaugirard semblaient trempés… et moi heureux d’en avoir autant appris en une journée.

dimanche, septembre 12, 2004

"Réjouissez-vous avec moi!" [24e dimanche ordinaire, année C


Alléluia de la Communauté du Chemin Neuf.

24e dimanche ordinaire, année C.
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (15, 1-)

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: "Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!" Alors Jésus leur dit cette parabole: "Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules,et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: "Réjouissez-vous avez moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!"

samedi, septembre 11, 2004

Sacristie de la cathédrale de Cologne


Sacristie de la cathédrale de Cologne.

Je suis le 2e à partir de la gauche. A droite, l'organiste titulaire, bedeau, et président de la Scola Cantorum qui comporte une chorale de 187 adultes à 6 voix, et un choeur d'enfants (85).

Visite d'une délégation à notre club contact de Cologne


Extrait du bulletin d'information d'été de Marie-Allix:

Visite d'une délégation à notre club contact de Cologne : 1-4 juillet 2004.

Michel et Gisèle Blanchard-Jacquet, Bernard et Isabelle Meurtin, Michaël et Maria von Harpe ainsi que Jean-Bernard CONDAT ont été reçu fort chaleureusement à Cologne.
Les visites comprenaient : les usines FORD, la cathédrale, le musée d'Art moderne et une visite guidé de la ville de nuit, sans oublier bien sûr la passation de pouvoirs de notre club contact et un barbecue le vendredi soir chez le Président sortant Jochen AYMANNS. Vous trouverez ci-dessus une photo du groupe regardant un échaffaudage posé en lampe sur une des flèches de la cathédrale.

Licenciement pour cause d'envoi de courriels racistes depuis un ordinateur à usage pro

La société toulousaine Spot Image SA met à la disposition de ses salariés une messagerie électronique. Le 12 octobre 2000, son Président recevait un courriel émis par M. Benizri domicilié en Israël, dénonçant un courriel contenant des injures et menaces antisémites qui lui avait été adressé le 9 octobre par marc.pere@spotimage.fr. M. Péré a été licencié pour faute grave. L'arrêt attaqué (rendu le 18 mai 2003 par la cour d'appel de Toulouse, 4e chambre sociale) après avoir retenu que M. Péré était bien l'émetteur du courriel incriminé, a estimé qu'il n'avait pas commis de faute grave, son licenciement ayant seulement une cause réelle et sérieuse.

Par ces motifs: "le fait pour un salarié d'utiliser la messagerie électronique que l'employeur met à sa disposition pour émettre dans des conditions permettant d'identifier l'employeur, un courriel contenant des propos antisémites est nécessairement constitutif d'une faute grave rendant impossible le maintien du salarié dans l'entreprise pendant la durée du préavis."

Sources: Cour de Cassation, prud'hommes (soc.), 2 juin 2004, arrêt n° 1409, aff. M. Marc PERE c/société Spot Image SA.

vendredi, septembre 10, 2004

De la connotation mercantile de la syllabe terminale dans les marques OLYMPRIX

La société Groupement d'Achat des centres LEClerc est titulaire de 2 marques dénominatives "Olymprix" qu'elle a utilisées pour des campagnes promotionnelles de prix bas depuis 1993. Estimant que l'exploitation de ces marques portait atteinte aux dénominations et marques "Olympique et "Jeux Olympiques", l'association Comité National Olympique et Sportif Français a fait assigner le 7 mai 1996 devant le TGI de Nanterre la société GALEC aux fins d'interdiction et de réparation. Par jugement du 11 juillet 1996, le Tribunal a retenu que "le terme Olymprix constitue une exploitation injustifiée de la notoriété des marques d'usage "Jeux Olympiquesé et "Olympiques", a ordonné la radiation des deux marques, fait défense à GALEC de faire usage de la dénomination Olymprix sous quelque forme que se soit, et en réparation a alloué la somme de 200KF de dommages-intérêts au CNOSF et ordonné la publication du jugement dans 5 journaux.

Par arrêt du 15 janvier 1997, la cour d'appel de Versailles a infirmé le jugement. Par arrêt du 29 juin 1999 (Bull. civ. IV, n° 143), la Cour de Cassation, chambre commerciale, a cassé en toutes ses dispositions l'arrêt précité pour violation de l'article L. 713-5 du CPI (impossibilité de faire interdire ou sanctionner l'utilisation d'un signe voisin par sa forme ou les évocations qu'il suscite). Statuant comme première Cour de renvoi, la cour d'appel de Paris, par arrêt du 8 novembre 2000, a reconnu au mot OLYMPIQUE le caractère d'une marque d'usage notoire et écarté toute responsabilité quasi délictuelle de la société GALEC sur le fondement de l'article 1382 du Code Civil, et a également rejeté les demandes du CNOSF sur le fondement spécial de l'article L. 713-5 du CPI.

Par nouvel arrêt du 11 mars 2003 (Bull. civ. IV, n°44), la Cour de Cassation chambre commerciale a d'abord cassé l'arrêt attaqué pour refus d'application des dispositions de l'article 1382 du Code Civil, considérant que l'emploi d'une marque notoirement connue (seul fait visé par l'article L. 713-5 du CPI) est distinct de l'imitation d'une telle marque ici en cause et qu'une telle imitation peut être poursuivie sur le fondement du droit commun de la responsabilité civile. L'arrêt censure enfin celui déféré sur l'existence d'agissements parasitaires examinés par la cour d'appel de Paris sur le fondement de l'article L. 711-4b du CPI relatif à l'utilisation d'un signe portant atteinte à une dénomination antérieure susceptible de créer un risque de confusion dans l'esprit du public, alors que les agissements invoqués auraient dû être examinés au regard du droit commun de la responsabilité quasi délictuelle.

La cour d'appel d'Orléans, sconde Cour de renvoi désignée, été saisie par le CNOSF suivant déclaration du 18 mars 2003.

Motifs de l'arrêt: les marques du CNOSF "olympique" et "jeux olympiques" sont des marques d'usage non enregistrées mais notoires, et bénéficiant "d'une exceptionnelle notoriété". Les marques OLYMPRIX sans reproduite exactement les marques du CNOSF, imitent ou évoquent, fêt-ce dans un autre secteur d'activité, les siennes, en parasitant leur notoriété; elles usurpent en se plaçant celle-ci en se plaçant délibérément dans le sillage de l'Olympisme, pour profiter astucieusement de l'image d'excellence du mouvement olympique, en appliquant, pour en tirer avantage et sans bourse délier, non plus à des activités sportives ou à l'organisation de manifestations sportives, mais à des campagnes de prix réduits, opérations qui, faisant penser plus ou moins à des braderies, contribuent à une dégradation de l'image des marques "Olympique" et "Jeux Olympiques".

Le dépôt fautif et abusif des marques du GALEC est destiné à parasiter celles du CNOSF et à tirer profit de leur prestige tout en avalissant par la connotation mercantile qu'introduit la syllabe finale "...prix".

Par ces motifs: dit que le CNOSF est fondé à opposer à GALEC les dispositions de la responsabilité civile délictuelle de droit commun pour parasitisme de ses marques d'usage notoires "Olympique" et "jeux olympiques" et du terme "olympique" caractéristique de sa dénomination, aux droits que la société GALEC tient de ses deux marques OLYMPRIX; interdit en conséquence à GALEC de faire usage du néologisme OLYMPRIX; ordonne à la société GALEC la radition de ses deux marques conformément aux dispositions des articles R. 714-1 et R. 712-21 du CPI; condamne la société GALEC à payer au CNOSF la somme de un million d'euros à titre de dommages-intérêts en réparation de tous les chefs de préjudice; etc.

Sources: aff. CNOSF c/SA GALEC, 2 juillet 2004, Cour d'appel d'Orléans, ch. solennelle, RG n° 03/00709.

jeudi, septembre 09, 2004


Voici Glenn E. Estess Sr., président du Rotary International 2004-5

Langue français: ne parlez plus de télécoms

Voici la lettre de M. Maurice LOMBARD de Gap paru dans l'édition du 1er septembre du Monde:

La fin des télécoms

Après plusieurs décennies de bons et loyaux services, le mot « télécommunications » vient d'être rayé de la loi française. Il fait son apparition dans la langue française en 1907. Un mot d'ingénieur, réservé aux spécialistes d'un domaine encore marginal. Il est défini comme « toute transmission, émission ou réception de signes, de signaux, d'écrits, d'images, de son ou de renseignements de toute nature, par fil, radioélectricité, optique ou autres systèmes électromagnétiques ». Au fil des années et de l'engouementa croissant des gens pour le téléphone d'abord, puis plus récemment pour le mobile et l'Internet, le mot a quitté la sphère des spécialistes pour inonder le grand public. Les « télécoms », comme on les appelle volontiers, font partie dès les années 1950 de la vie courante, avant de connaître pendant les trente glorieuses une croissance sans équivalent. A la fin du XXe siècle, le secteur des télécoms entre dans le domaine concurrentiel, les opérateurs rivalisent d'imagination et d'audace. Face à une telle vitalité, à un tel dynamisme, il est difficile d'imaginer que le vocable symbolisant l'histoire de la communication depuis cent ans ait pu du jour au lendemain être chassé du langage officiel de la République. C'est pourtant ce qui vient d'être fait.

La loi 2004-669 du 9 juillet 2004, publiée au Journal officiel du lendemain, supprime dans le code toute référence aux mots « télécommunication » et « télécommunications », qu'elle remplace par les mots « communication électronique ». Certes, il était demandé au Parlement, à travers cette loi, de rapprocher dans la terminologie officielle deux mondes aujourd'hui proches, celui des télécoms et celui de l'audiovisuel. Il fallait donc trouver un terme « neutre » ; le gouvernement a choisi, la représentation nationale a entériné.

Gageons que le paria « télécoms », dorénavant exclu de la langue officielle, sera utilisé longtemps encore dans les laboratoires, les bureaux et les chaumières. Il reste porteur d'une réalité intrinsèque que nul ne peut lui disputer, et qui manque à son successeur : celle de la communication à distance, ciment des sociétés modernes.

La sécurité numérique US vue par cinq experts français

Une mission pour le science et la technologie de l'Ambassade de France aux Etats-Unis a rendu son rapport sur "la recherche en sécurité numérique aux Etats-Unis" suite à un voyage d'étude à Washington les 17 au 19 mars dernier. Le responsable de ce projet est Laurent de Mercey, attaché. Il a choisi cinq pontes dans ce domaine: Michel RIGUIDEL (Télécom Paris), Claude CASTELLUCCIA (INRIA), Yves DESWARTE (CNRS - LAAS), Serge FDIDA (Université paris 6) et Laurent SOULIER (DiGITIP). Six rencontres ont été soigneusement analysées: le NIST, le NSF, George Mason University, Johns Hopkins University, Center for Strategic and International Studies, et SANS Institute. Les 28 pages de ce rapport donnent une idée claire des recherches en lutte contre la cybercriminalité, sujet très chaud à ce jour (sans aucune raison d'ailleurs).

Sources: http://f5.grp.yahoofs.com/v1/gA1AQTCKp5IZY47BdvR3qfiaPgOjjLpVfx34ewr8AS6A66Z-eoIHy6ynz022Dx9Wtp3h51uA68h_TM8qE9lB/securite%20num%80%A0%A6%E9rique%20US.pdf

mercredi, septembre 08, 2004


Après un samedi rempli de mariages, il est normal que nous parlions musique. Liszt avait composé une pièce faisant une variation très remarquée sur les quatre notes correspondants au quatre lettres du nom de Jean-Sébastien BACH (sib, la, do, si bécare). Des milliers de musiciens ont repris ce thème avec succès.

Aussi, j'ai pensé que pour les 100 ans du ROTARY, nous pourrions lancer un concours de composition sur les six lettres du mot ROTARY: sol, fa dièse, sol dièse, ré, sol bécare, la. Notez qu'il y a catabasis inversé pour un thème pur Erik Satie.

J'attends vos commentaires, compliments, insultes, critiques et recommandations pour cette idée qui a le mérite de ne pas être coûteuse, d'être déclinable dans tous les pays du monde... et adaptable pour tous types de formation. N'est-ce cher Président?

mardi, septembre 07, 2004

Repas de rentrée au Rotary avec conférence sur la diversité culturelle

Repas de rentrée au RC Paris-Alliance. A 19h, j’offre un apéritif à tous les membres présents au bar de l’Hôtel Régina, place des Pyramides en face de la statue dorée de Jeanne d’Arc qu’un responsable de partie extrémiste admire avec ferveur tous les 1er mai à 10h. J’ai honte. Tout le monde est juste bronzé comme il faut. Pour ma part, je suis blanc comme un cachet d’Aspirine. Que vont-ils penser ? Que je n’ai fait que jouer le pèlerin sur la pelouse de Lourdes pour la visite privée du Saint-Père le 15 août ? Mais, rien. Tout le monde est heureux de boire à l’œil.

Salon Saint-Honoré, 20h précises. Une trentaine de membres souvent avec leur conjoint devisent gentiment en attendant que le protocole (Catherine) ai fini son plan de table. Le Président (Annie) en plein milieu de la table d’honneur devant la cloche et le conférencier M. Thomas PARIS à sa gauche (tradition anti-républicaine du protocole inculte oblige). Ledit conférencier m’a été gentiment présenté quelques minutes auparavant par le responsable des conférences, le banquier Jean-Patrick : c’est un X91 (paris@poly.polytechnique.fr) dont le chef, Pierre-Jean BENGHOZI nous ai connu. Thomas fait bien ses 2 mètres en taille, maigre, lunette à montures en titane ultra-légère Hugo Boss. Il est docteur en gestion, adjoint au président du département Génie industriel de l’Ecole nationale des ponts et chaussées, chercheur associé au CRG (centre de recherche en gestion). Ses recherches portent sur l’organisation et la gestion des industries de la création (cinéma, musique, BTP, mode…) ; il a notamment fait une thèse sur les aspects socio organisationnels du droit d’auteur. Coordinateur d’un numéro spécial de la revue de CinémAction sur le thème « Quelle diversité face à Hollywood ? » (mars 2002), il est l’auteur d’un ouvrage sur le droit d’auteur (« Le droit d’auteur : l’idéologie et le système », PUF, 2002).

Thomas s’élance après le volumineux pavé de sandre que mon ventre affamé dévora avec tendreté : « C’est Jean-Marie MESSIER qui en 2001 parla de diversité culturelle » (et du même coup l’UNESCO parla dans une déclaration universelle de biodiversité). Outre le McDo à 40 mètres du lieu de ce dîner [sic], 85% des entrées de cinéma se concentrent sur 5 entreprises de Californie. Que penser des dérives de mondialisation de la fusion Editis/Hachette ? Peut-être de nous laisser croire à l’émergence d’une culture mondiale, d’une harmonisation des biens de consommation (Harry POTTER) ou d’une harmonisation idéologique (IKEA dans 43 pays) ? Marcel, notre futur gouverneur, nota que le Rotary était dans 168 pays sans trop de problèmes. D’ailleurs, Thomas (qui commençait à chercher la fin de ses phrases) poursuivi sa liste à la Prévert par une tautologie inévitable : et l’anglais ! Marie-Allix (traductrice interprète anglais/français des VIP) se réveilla brutalement. N’y aurait-il pas une méga-culture internationale à laquelle s’ajouterait une culture nationale (i.e. la Nouvelle Orléans) ?

Sur les enjeux, notons que sur 100 pays la France est 4e en matière de production cinématographique après l’Inde, les USA et le Japon. Aux Etats-Unis, le cinéma est le 2e poste d’exportation. Chaque pays doit pouvoir s’exprimer par ses images. Il y a trois types de diversité culturelle : (1) la géographique : chaque culture doit produire ses images, (2) une industrielle par la standardisation des œuvres, et (3) une artistique pour maintenir un renouvellement créatif. En 2002, 2 titres ont fait plus de 50% des ventes. La mondialisation est une économie de marché (augmentation des coûts fixes et réduction des variables). Nous devons libéraliser les biens culturels, abolir les quotas. L’accélération technologique vient de la numérisation et de l’Internet : cela a d’ailleurs donné naissance à un processus de concentration.

Je me risque alors à une question sur l’exception de nos droits de PLA (propriété littéraire et artistique) vis-à-vis du Ó. Thomas m’expliqua qu’aux Etats-Unis, il était possible de vendre l’ensemble des droits d’une œuvre (suite à la reconnaissance de la convention de Bern). En 1998, l’exemple du film « Astérix et Obélix contre César » prouve que la France a une aura particulière pour son cinéma national : un seul investisseur pour un budget de film pharaonique. Philippe SIMON accepta de poser la 2e question à Thomas. En fait, il lui expliqua qu’un film doit apporter une contradiction (grâce aux aides du CNC). D’ailleurs la masse critique de films nécessaires à faire tourner la profession impose que tous les films ne soient pas forcément excellents (contre-exemple de « 3 hommes et un couffin »).

Thomas conclu en nous signalant que nous étions dans un pays d’exception cinématographique… et qu’il fallait refaire l’état des structures en ce domaine. La cloche sonna à 22h17.

Note : 3/20 (belle cravate + 49 minutes de grand oral sans toucher au sujet, un quasi miracle).

Menu : méli-mélo de melon et pastèque à la crème de tourteaux, pavé de sandre aux écrevisses avec riz basmati, miroir au citron (vague imitation d’une création Pierre HERMET relu par les surgelés Picard) ; vin ‘Château Galau Magdeleine, Côtes de Bourg, 2001’ (excellent pour les bizutages où les cures post-ablation de la prostate); 2 cafés.

lundi, septembre 06, 2004

L'Ambassadeur Wiltzer m'explique sa mission

Depuis deux ans, le Professeur Bertrand Badie dirige le Master sur le maintien de la paix et la résolution des conflits. Ce Master compte parmi les 7 du même nom pour lequel le Rotary International offre une dizaine de bourses d'étude annuelles. J'ai jamais trop compris ce que faisait ensuite ces étudiants.

Après avoir pris connaissance de la nomination de M. Pierre-André WILTZER comme ambassadeur en mission, haut représentant pour la sécurité et la prévention des conflits, je me permis de lui écrire (à la mairie de Longjumeau). Ce matin, je reçois de sa main, un sympathique mot:

Cher Monsieur,
Je viens de recevoir votre lettre me faisant part de votre candidature pour un poste entrant dans le cadre de la mission qui m'a été confiée par le Gouvernement. Je vous en remercie.
Je dois toutefois vous indiquer qu'il n'est prévu aucun recrutement de cette nature. En dehors de moyens de secrétariat, qui me seront fournis par les Ministères des Affaires Etrangères et de la Défense, ma mission consistera à coordonner et à animer l'action des différents organismes publics concernés par la prévention et la gestion des crises internationales, particulièrement dans les pays en développement avec lesquels la France entretient des relations de coopération.
Je suis désolé de ne pouvoir mieux répondre à votre souhait, mais j'ai préféré vous en prévenir aussitôt. En vous remerciant de votre proposition, intéressante par ailleurs, je vous prie de croire, Chef Monsieur, à mes meilleurs sentiments.
Pierre-André Wiltzer

Avouez qu'au moins, j'ai appris à quoi correspondait une mission de sécurité et de prévention des conflits. Qui puis m'aider à faire pareil dans le cadre des activités du Rotary France?

dimanche, septembre 05, 2004

Création de l'INHES à Saint-Denis

Je viens d'apprendre par une brève du "Figaro" de ce week-end ceci:

"le préfet Massoni pourrait présider l'INHES.
L'Institut national des hautes études de sécurité (INHES, ex-IHESI) a officiellement vu le jour le 29 juillet dernier en se voyant doter du statut d'établissement public administratif. Le préfet Philippe Massoni, actuel secrétaire général du conseil de sécurité intérieure et conseiller de Jacques Chirac, pourrait présider cette nouvelle institution chargée notamment d'éclairer les chox du gouvernement en matiére de sécurité."

Logé au 3 av Stade-de-France à Saint-Denis, l'INHES vient de faire publier la liste des auditeurs de sa 16e session (J.O n° 194 du 21 août 2004 page 14986). Pas un seul rotarien. vraisemblablement l'intérét de cet institut ne doit pas rentrer dans nos us-et-coutumes. En fait, je dois être jaloux de ne pas me trouver sur cette liste!

samedi, septembre 04, 2004


Tribune des grandes orgues de la cathédrâle de Köln (Allemagne) Posted by Hello

Article sur "les légendes urbaines sur Internet"

J'avais dans l'intention d'envoyer un article à la revue "Le Rotarien". Le rédacteur-en-chef est Christophe COURJON, un conscrit qui se trouve avoir fait son SMA actif comme FFA à Stetten-am-klaten-Markt avec moi. Le papier demandé a pour titre "Les légendes urbaines sur Internet". Je viens de retrouver un long article écrit alors que je découvrais les réseaux. C'était une de mes contributions à "Computer Underground Digest". J'avais brilliant à cette époque...

-------------------- Original Message --------------------
Date: Thu, 14 May 92 16:26 GMT
From: Jean-Bernard Condat <0005013469@MCIMAIL.COM>
Subject: File 2--Resurgence of a Myth ("The Dying Child")

The resurgence of a myth: Craig Shergold

If you happen to see a message on your local packet BBS about sending post cards to a dying child, you might wish to consider the following and perhaps even follow up on the BBS message.
If you call the "Children's Make a Wish" foundation, you will find that they are not soliciting any form of card for Craig Shergold or anyone else. Better yet, if you call the Guinness people (US publisher is "Facts on File" @ 212-683-2244, ext. 336), you can get this same story confirmed. You will also find that they will no longer endorse or support any effort to break this record.
Many years ago, Craig Shergold had a brain tumor, believed inoperable. He sought to set the Guinness record for get-well cards. The call was well-publicized, and he did, indeed set the record (consult a recent edition of the book--he has received in excess of 16 million cards to date; he officially set the record as of 17 Nov 1989).
As part of this whole story, his plight caught the attention of John Kluge, the US billionaire, who paid for Craig to come to the US and receive specialized treatment. As a result, Craig has recovered completely from his tumor. He is also no longer seven, but well into his teens (you can see how out-of-date the request for cards is from this--it's like circulating a letter encouraging people to vote for Carter for President).
The problem is that the mimeographed sheets and letters seeking cards for Craig have continued to be circulated. As a result, cards continue to pour in to the post office for Royal Marsden Hospital in England. Worse, the appeal has mutated into various other versions, such as an appeal for business cards, one for postcards, and another version that appeals for holiday cards.
The Shergold family has publicly appealed many times that people cease to mail them cards and letters, and that no more appeals be made on their behalf. One easily accessible way to verify this is with the article on page 24 of the 19 July 1990 NY Times. People Magazine wrote an article about it on June 1, 1991, page 63. Even Ann Landers has carried an item on this [6/23/91], but people still keep trying to send cards. Both Guinness and Royal Marsden have repeatedly issued press releases asking people to stop circulating requests for cards, as they are creating an undue burden on both the hospital and the postal service.
The Guinness people have discontinued the category to prevent this kind of thing from ever happening again, and are doing their utmost to kill any further mailings. The Royal Marsden Hospital is at a loss what to do with the cards that continue to arrive--most are being sold to stamp collectors and paper recyclers, and none go on to Craig.
This appeal for Craig, as well as many urban legends, regularly appear on electronic bulletin boards around the world, and in many organizational newsletters and bulletins. It is both heartening and unfortunate that there are so many well-meaning people who continue to propagate these stories. It is too bad that so many people are unwilling to verify their information before passing such things along, especially when a simple phone call will suffice to do so. In this case, opening a recent copy of a book carried by nearly every library and bookstore would illuminate the situation.
If you would still like to do something for a dying child, consider making a donation to a charity such as UNICEF or to the International Red Cross (Red Crescent, Red Magen David). Many thousands of children are dying daily around the world from disease and starvation, and countless millions more are suffering from the ravages of war, famine, disease, and natural disaster. Think how many of them might be helped by the millions of dollars in postage spent on cards to Craig Shergold...
Also, I encourage you to save this announcement, in either electronic or hard copy form, and to post it to any bulletin board you've seen the original plea on. If you see it in the future, as you probably will, you can attach a copy of this announcement. Wouldn't it be great to finally kill this story, which spreads like a virus? - JBC]

Forwarded by:
Dr Jean-Bernard Condat
Chaos Computer Club France [CCCF]
B.P. 800569351 Lyon Cedex 08, France

BIBLIOGRAPHY
1. PR Newswire: "Young Recipient of Millions of Greeting cards undergoes successful surgery." March 5, 1991, 585 words;
2. PR Newswire: "Requests for cards and letters for Craig forwarded to Make-A-Wish Foundation (Craig Shergold)." April 5, 1990, 350 words;
3. "Youth who set card record takes vacation." in: Sun Sentinel (FL), Nov. 6, 1990, page 17A, 158 words;
4. Rose BOCCIO: "Deluge of cards swamp sick boy, give him record." in: Sun Sentinel (FL), April 4, 1990, page 4B, 528 words;
5. Jane SEABERRY: "Boy gets more than get-well wishes: life virginia billionaire pays for his surgery." in: San Francisco Chronicle, March 22, 1991, page B3, 748 words;
6. "Get-well cards; enough already." in: San Francisco Chronicle, August 9, 1990, page B4, 538 words;
7. Ann LARDERS: "English Boy with tumor will be fine." in: Akron Beacon Journal (AZ), June 23, 1991, page E8, 643 words;
8. Jane SEABERRY: "Fairy-tale ending for get-well-card king." in: Akron Beacon Journal (AZ), March 21, 1991, page A1, 943 words;
9. David GROGAN: "Miracle in the mail; little Craig Shergold's recovery was in the cards; brain tumor patient goes for world record in get-well cards." People Weekly, vol. 35, page 63(2), June 10, 1991;
10. Robert ALBRECHT: "Get-well cards continue after "Guinness" record try has ended." in: Colombus Dispatch, May 3, 1991, page 8C, 494 words;
11. News Editors: "Make A Wish: Update on Craig Shergold and erroneouschain letter." March 4, 1992, 433 words;
12. "Don't keep those cards and letters coming, folks." in: Orlando Sentinel, June 20, 1990, page A6, 421 words;
13. Paula MONAREZ: "Well-wishers help sick boy attain guinness record." in: Daily News of Los Angeles, April 8, 1990, page L3, 563 words.

((Moderators note: The ease of electronic communication helps spread urban legends rather quickly. Despite subsequent disclaimers, they often continue to spread. Two recent examples include the "chocolate chip cookie recipe" and the "FCC modem tax". Perhaps somebody could write a short article on "urban legends and computer dissemination)).