lundi, juillet 05, 2004

Premier show public de M. Benoît Battistelli, nouveau DG de l'INPI

8h30 précises débutait "les avant-premières d'Enjeux". Animé par le rédacteur-en-chef d'Enjeux, M. Jean-Claude TOURNEUR, nous avions la joie de commencer la semaine devant un délicieux petit-déjeuner au Press Club de la rue Jean-Goujon dans le 8e. La rencontre était sous les couleurs de l'AFNOR, sponsor de l'évènement.Premier croissant: je remarque que le dossier remis contient une jolie brochure de l'INPI (avril 2004) sur du fort beau papier. S'y trouve égalementle parcours pro de l'invité: né le 12 juillet 1950 [bon anniversaire Monsieur le DG], Battistelli est un ancien de l'ENA et administrateur civil.Il était auparavant le directeur adjoint du cabinet de Nicole FONTAINE, ministre délégué à l'Industrie. Il est auditeur de la 51e session nationale de l'IHEDN et chevalier de l'ordre national du mérite. En 1973, il était VSNA auprès de l'ambassade de France au Rwanda.Deuxième pain au chocolat: la garde et l'arrière-garde de l'INPI sont présents: Martine HIANCE (DGA), Denis PLANTAMP (secrétaire général),Magalie LANCIEN et Véronique SAINT-OLIVE (communication), Stéphanie LEPARMENTIER, Jean-Philippe MULLER et Martine PLANCHE (brevets). J'avais du me tromper de réunion: en fait, j'étais soit à un grand oral de l'ENA, soit à une répétition de chant choral. Mes voisins de type bons-clients-de-chez-McDo me signalent alors que j'étais dans le régistre des basses.Troisième croissant: Battistelli se lance en pur soliste. J'avoue que j'aime beaucoup les oeuvres classiques, le calme d'un Mozart bien chanté, lephrasé impeccable, les nuances 'al dente', les catarsis 'decrescendo', l'interprétation parfaite. Les trois mouvements furent exécutés en trois fois vingt minutes chrono: (1-allegretto ma non troppo) il ne faut pas être naïf avec la PI en France, (2-andante cantabile) sachons faire la différence entre macro et micro-économie, et (3-furioso) l'INPI éternellement au service de l'Entreprise Française. Impressionnant. Si Litzt asu tenir 35 minutes avec ses variations prestigieuses sur quatre notes (B,A C, H ou si b, la, do, si bécare), BATTISTELLI tient 60 minutes sur INPI (heureusement non transposable en musique).Quatrième brioche Ladurée au pignons de pin: le soliste sollicite la salle pour un bis. Quelques maigres questions fusent. BATTISTELLI ne se laisse pas troubler et réplique qu' "il n'est pas personnellement un ayatollahdes dépôts de titres pour les PME-PMI". Nous aurions bien aimé en savoir plus sur esp@cenet à la française, sur In-Q-Tel innovation France à la Alain-Juillet, sur EpoLine Marques, sur l'évolution du coût des taxes, sur l'avenir des CPI vis-à-vis des avocats spécialisés PI, surl'assurance des marques et brevets, sur la création de l'INPI Montpellier, sur les accusations de la garde et de l'arrière-garde de poursuites deMe Olivier ITEANU quant à son livre visant l'incompétence scandaleuse de l'INPI sur certains dossiers, sur la norme IAS 39 vue par Monsieur le DG, sur le nouveau CEIPI créé à Strasbourg ainsi que les quelques enseignements qui fleurissent de façon désordonnée (le DESS de Paris 12 avec le Prof. CARON, par exemple)... mais NON. Monsieur le DG de l'INPI nous fait comprendre qu'il a un emploi du temps très chargé. Sa répétition de direction chorale est finie.Cinquième café grand-mère: BATTISTELLI se lève, ses deux gardes du corps le suivent. Le concert est fini. L'invité nous a montré qu'il était capable de parler brilliamment d'un sujet qu'il connaissait depuis 53 jours.Note d'ensemble: 4/20.