mercredi, juillet 14, 2004

Delanaë m'invite à contempler le défilé sur la "Banquette des personnes âgées"

Descendu à la station Madeleine, j'ai pris la rue Boissy-d'Anglas pour arriver à la hauteur de la Place de la Concorde à l'emplacement des banquettes personnes âgées [sic]. Un carton bleu était parvenu la veille: "Le Président de la République vous prie de lui faire l'honneur d'assister à la cérémonie qui aura lieu ce jou à 10h20, avenue des Champs-Elysées, à l'occasion de la Fête nationale". J'y étais, au premier rang.Le soleil brillait et à 11h30 la patrouille britannique des Red Arrows composée de 9 Hawks nous signalait le départ de notre hôte. Je décidais de me diriger vers le métro Madeleine quand l'escorte très officielle (48 motos de la Gendarmerie!) nous permit d'apercevoir en face de l'Ambassade des Etats-Unis la 406 blindée de Jacques CHIRAC dont seule la main droite dépassait des vitres d'un impressionant blindage. Arrivé à 12h précises rue Lobau, je présente mon carton blanc pour pénétrer dans l'immense salle des réceptions au 1er étage de l'Hôtel de Ville. Des centaines de jeunes polytechniciens, saint-cyriens et autres formations ayant participé au défilé m'entourent. Le déjeuner est en l'honneur du 60e anniversaire de la libération de Paris. Je m'impose en face du gouverneur MONTEL de Lyon en plein milieu de la table n° 21 réservée aux jeunes étudiants santé de Bron. Le champagne Aubry m'est servi par le chef de rang du Régina attitré à notre table. Entre la terrine de lapin aux noisettes, le navarin d'agneau aux brocolis et le dôme de chocolat crême anglaise (protocole oblige), je découvre mes jeunes voisins heureux et fiers de leurs premiers défilés. Le chinon "Domaine Beauséjour" 2000 leur imposa de belles chansons de salle de garde. Il me fut difficile de prendre congé alors que Bertrand DELANOË nous invitait à visiter Paris avant le feu d'artifice. Dans la station de métro Hôtel de Ville, un casoart était heureux de se savoir remarqué. J'aurai bien aimé être à sa place.